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Syrie : Damas dans le collimateur de Washington ?

le 16 avril 2011 à 12:07 

Le département d’Etat juge crédibles les informations rapportées par le Wall Street Journal, selon lesquelles Téhéran a livré des équipements antiémeute à Damas.

Le vent de «liberté » qui souffle depuis un mois sur la Syrie serait-il en mesure d’emporter le régime de Bachar al Assad ? Si aucune donnée sûre n’accrédite encore un tel scénario, force est toutefois de nourrir de sérieuses craintes quant à la stabilité d’un pouvoir placé entre le marteau de la contestation populaire et l’enclume des pressions occidentales.

Hier encore, des milliers de personnes ont manifesté pour la «démocratie» dans plusieurs villes du pays, dans le nord-est notamment, à majorité kurde, et à Deraa, épicentre du mouvement de protestation. Ces démonstrations de force se veulent comme une fin de non-recevoir aux réformes et mesures d’apaisement décidées par le président al Assad. Jeudi soir, les autorités ont libéré des «centaines» de personnes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. Cette mesure intervient quelques heures après la présentation d’un nouveau gouvernement, formé dans la foulée des troubles que connaît le pays depuis le 15 mars dernier, qui ont fait jusqu’ici plus de 200 morts, selon l’organisation Human Rights Watch.

Conduite par le ministre de l’Agriculture du gouvernement sortant, Adel Safar, la nouvelle équipe a désormais pour mission prioritaire de mettre en œuvre les réformes annoncées par le chef de l’Etat, l’abrogation de l’état d’urgence, la libéralisation de la presse et l’instauration du pluralisme politique, en tête. Sur le plan international, la situation n’est pas moins agitée. Après les accusations pour torture, portées par HRW contre les services de sécurité et de renseignement et les appels d’experts des droits de l’homme de l’ONU à l’arrêt «immédiat de répression brutale», c’est au tour des Etats-Unis de revenir à la charge.

Le département d’Etat a accusé l’Iran d’aider la Syrie à réprimer le mouvement de contestation, jugeant crédibles les informations rapportées par le Wall Street Journal, selon lesquelles Téhéran a livré des équipements antiémeute à Damas. Accusation aussitôt rejetée.

«Les déclarations du porte-parole du département d’Etat sont sans fondement», a déclaré un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères. «Si le département d’Etat a des preuves, qu’il les donne», a-t-il ajouté.

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