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La crise catalane profite à l’extrême droite Espagnole

le 16 octobre 2017 à 11:41 

Comme dans tous affrontements, celui qui oppose la Catalogne et le gouvernement Espagnol, a des répercussions. Certaines sont claires, et faciles à définir, d’autres sont plus indirectes, mais pas moins inquiétantes. Dans les rues espagnoles, la sortie de tous ces drapeaux et les slogans contre la catalogne, doit faire venir des larmes aux yeux des nostalgiques du franquisme. Ces événements, sont aussi du goût des Partis d’extrême droite et des ultra-nationalistes qui ont rejoint les manifestations contre l’indépendance de la catalogne. Ils se sont joints aux autres participants, venus célébrer la fête nationale.

A la différence avec les autres participants, ils ont terminé sur la colline de Montjuic, au milieu de stands où sont vendus des objets tels que le « testament politique » d’Adolf Hitler ou des insignes à la gloire des Waffen SS. Les discours et les commentaires se sont nettement durcis et sont moins nuancés. Manuel Andrino, un des leaders de la phalange espagnole, pour sa part, verrait bien une intervention de l’armée, comme au bon vieux temps, « je ne pense pas qu’elle doit parader et encore moins à Madrid. Notre armée devrait être ici, maintenant, aux côtés de nos compatriotes », a-t-il lancé à la foule.

Il ne faut s’y méprendre, l’extrême droite n’est pas en Espagne, aussi bien représentée, ni même aussi bien structurée qu’en France. Cependant, l’analyste politique Pablo Simon, explique « on n’avait encore jamais eu des manifestations avec autant de drapeaux espagnols et ces groupes en profitent pour gagner en visibilité, plus la polarisation dure, plus la résolution du conflit tarde, plus la capacité de ces groupes à s’organiser augmente ».

En Espagne, le régionalisme est très fort, et des mots comme autonomie, indépendance, séparatisme, sont particulièrement présents. La construction et le discours de l’extrême droite ne tournent pas autour d’un sentiment anti-immigration et anti-islam en priorité, mais avant tout, l’extrémiste espagnol milite d’abord pour l’unité du pays. Ce discours s’alimente comme toujours, plus facilement avec la montée d’un discours extrémiste de l’autre côté de l’échiquier. Il est évident, quand les partisans séparatistes expliquent, que « l’Espagne nous vole « , ils font référence au fait que la Catalogne verse plus d’argent à l’État central qu’elle n’en récupère, ils font le lit des thèses des groupes d’extrême droite.

On retrouve un schéma bien connu, les extrêmes ont besoin l’une de l’autre pour exister, on pourrait presque dire, extrémistes de tous bords unissez-vous !

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Crédit photo : Fabien1309

 

 

 

 

 

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