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Iran : Téhéran de nouveau dans la ligne de mire de Washington

le 17 avril 2011 à 0:59 

Les critiques anti-iraniennes ne sont pas seulement l’apanage des USA : les pays du Golfe voient la main de Téhéran dans les événements qui ont failli emporter la monarchie du petit émirat du Bahreïn.

Si, au lendemain des troubles qui ont suivi la réélection de Mahmoud Ahmadinejad le régime iranien a réussi à sauver sa peau, en réprimant dans le sang les centaines de milliers d’opposants qui contestaient les résultats du scrutin, aujourd’hui le pays n’est plus à l’abri d’un tel scénario.

Il se retrouve dans la déferlante contestataire qui secoue le monde arabe. Etablie sur une «majorité» à la fois fragile et contestée, y compris au sein du sérail, l’autorité d’Ahmadinejad est exposée à des pressions internationales de plus en plus accrues.

Et dont la finalité, tant pour les Occidentaux que pour ses voisins du Golfe et Israël, est de faire tomber un régime hostile et, de surcroît, soupçonné de vouloir se «doter» d’une bombe nucléaire. Les Etats-Unis qui mènent le bal ne ratent aucune occasion pour stigmatiser le président iranien. Après avoir accusé, jeudi, son gouvernement de prêter main forte à son «allié» syrien dans la répression brutale des manifestants, les Américains redoublent de pugnacité.

Vendredi, des sénateurs américains ont dénoncé dans une lettre à la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, des violations des droits de l’homme, perpétrées selon eux par Ahmadinejad et 25 autres personnalités iraniennes. Les sénateurs lui font remarquer que l’Union européenne a désigné 32 anciens et actuels responsables iraniens comme auteurs de violations des droits de l’homme.

Les critiques anti-iraniennes ne sont pas seulement l’apanage des USA : les pays du Golfe voient la main de Téhéran dans les événements qui ont failli emporter la monarchie du petit émirat du Bahreïn. Ils n’hésitent plus à pointer du doigt leur voisin encombrant. La tension est montée d’un cran ces derniers temps, après l’envoi, parl’Arabie Saoudite, d’un millier de soldats réprimer les manifestants chiites bahreïnis. Les mises en garde de Téhéran contre la présence militaire saoudienne à quelques miles de ses côtes, ont poussé les monarchies pétrolières à hausser le ton et tentant de faire bloc, avec leur soutien de leurs alliés américains et européens, pour déstabiliser la république islamique.

Ne manquait enfin que le président de l’Autorité palestinienne d’y mettre son grain de sel. Mahmoud Abbas a affirmé que son initiative de réconciliation avec le Hamas, et son départ pour Gaza, a été bloquée en raison d’«instructions» iraniennes à l’adresse du mouvement islamiste. Accusation rejetée hier par les responsables du Hamas.

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