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Des postes de police attaqués en Tunisie

le 17 juillet 2011 à 13:57 

Visiblement, les choses sont loin de se calmer en Tunisie. De nouvelles attaques ont été perpétrées hier durant la nuit par des groupes non identifiés.

Des postes de police à Tunis et à Menzel Bourguiba, à 65 km au nord de la capitale, ont été attaqués dans la nuit de samedi à dimanche, et au moins quatre personnes ont été gravement blessées, a-t-on appris de sources concordantes. A Tunis, dans la cité populaire d’Intilaka, 300 à 400 personnes, dont certains armés de pierres et de cocktails Molotov, ont tenté de pénétrer dans le principal poste de police et les affrontements ont duré plusieurs heures. Au même moment, des attaques contre la police et des magasins se sont produites à Menzel Bourguiba, ville industrielle au nord de Tunis, a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Hichem Moueddeb.

Quatre personnes ont été gravement blessées et transférées à Tunis, a-t-il ajouté, précisant qu’il ne s’agissait pas de policiers. A Intilaka, dans l’est de Tunis, les affrontements ont duré plusieurs heures et un hélicoptère de l’armée a survolé la zone pendant la nuit. «Ils sont venus exprès pour incendier le poste, certains avaient des sabres, d’autres ont jeté des coktails Molotov», a déclaré un agent de police sous couvert de l’anonymat. Il a attribué cette attaque à «des groupes des cités Ettadhamen et Intilaka». «C’était bien programmé», a-t-il ajouté.
Interrogé sur l’identité des assaillants, il a haussé les épaules : «Salafistes, membres du RCD (l’ancien parti de Ben Ali), ivrognes, délinquants… Qui sait ?». Des pneus incendiés, des pierres et des restes de barricades jonchaient la route devant le poste de police, a constaté l’AFP.

Dans l’enceinte du poste, des traces de cocktail Molotov et des vitres brisées témoignaient de la tentative d’assaut. «Certains ne veulent pas de la démocratie et essayent de semer le trouble dans le pays», a estimé Abdeljlil Kléi, un habitant d’Intilaka, accusant le RCD d’être derrière les troubles. «Certains criaient ‘’Allahou Akbar’’, mais je pense que c’est une manipulation pour faire croire que les islamistes sont derrière les violences», a déclaré Tijani Trabelsi, directeur d’école de la cité.

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