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Le CSA offre son savoir-faire à la Tunisie

le 18 avril 2011 à 11:53 

Alors que le débat est plus que jamais relancé à propos de l’ouverture médiatique en Algérie, en Tunisie qui vient de connaître la fin du régime policier et autoritaire est sur le point d’améliorer son champ audiovisuel.

Nous apprenons, à ce sujet, que la France qui avait proposé son aide pour mater la révolte de Jasmin en Tunisie va proposer son savoir-faire en la matière au nouveau pouvoir à Carthage. Ainsi, c’est le puissant Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui sera sollicité pour mettre son expérience à la disposition des Tunisiens pour la couverture médiatique de la prochaine élection présidentielle.

Le 14 avril 2011, au siège de l’Instance nationale indépendante pour le secteur de l’information et de la communication, le Conseil a organisé une conférence pour soutenir l’élan réformateur de la presse tunisienne qui demande «des règles exceptionnelles» adaptées à la Tunisie Et c’est un Français d’origine algérienne qui a proposé ce nouveau formatage de l’audiovisuel tunisien. Lui, c’est bien sûr; Rachid Arhab, membre du CSA, ancien présentateur sur la chaîne publique France 2 et première personnalité nord-africaine à siéger au CSA. Cet organisme compte apporter la connaissance aux médias tunisiens sur le respect des règles de déontologie et la régulation de la couverture médiatique.

Ces différents aspects journalistiques évoqués par Rachid Arhab ont pour objectif de garantir et de promouvoir la liberté de communication et de veiller au caractère pluraliste des courants de pensée et d’opinion a expliqué Gil Moureaux, chargé de mission au CSA. Au programme de cette formation, la mise en place d’un décompte du temps de parole des personnalités politiques, puisque sur le territoire français, en période électorale, le CSA intervient au niveau de l’accès des candidats à l’antenne.

Des aspects de la vie politique et démocratique que l’Algérie a connus lors de ses premières élections libres en 1990. La mission des Français en Tunisie aura pour but d’assurer une triple objectif: organiser la campagne audiovisuelle officielle sur les chaînes publiques, veiller au respect des règles relatives au traitement de l’actualité électorale, et enfin fixer les conditions de production, de programmation et de diffusion des émissions relatives aux campagnes électorales. En conséquence, un relevé mensuel sera communiqué aux présidents des deux assemblées et aux responsables des partis politiques représentés au Parlement. Aujourd’hui, le paysage audiovisuel tunisien est dominé par les télés privées: Nessma TV et Hannibal TV. Mais celles-ci ne seront pas concernées par cette nouvelle aide francaise à la Tunisie.

La session de formation de journalistes et d’animateurs ne concerne pas également les radios privées puisque seul l’Etablissement de la radio tunisienne (ERT) publique, bénéficiera jusqu’au 24 mai 2011, d’une session de formation en collaboration avec Radio France internationale (RFI) et Radio Monte-Carlo (RMC). A côté de son implication dans l’organisation médiatique des prochaines élections tunisiennes, le CSA, s’était rendu en 2010 en Corée du Sud pour réguler la masse audiovisuelle du pays et en Algérie pour sonder les spécialistes algériens sur la diffusion du film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, dont la programmation sur les chaînes publiques avait fait l’objet d’importantes polémiques.

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