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Maroc : Le premier ministre deviendra le chef du gouvernement

le 18 juin 2011 à 17:16 

Un référendum sur une nouvelle Constitution aura lieu le 1er juillet prochain. Le texte du projet de la nouvelle Constitution, annoncé dans un discours radiotélévisé, hier soir, par le roi Mohammed VI du Maroc, prévoit que le roi reste le Commandeur des croyants (Amir Al Mouminine), seule autorité religieuse légitime.

Sur le plan politique, le projet propose un élargissement des pouvoirs du Premier ministre qui deviendrait «chef du gouvernement» désigné par le roi au sein du parti arrivé en tête des élections législatives. Le futur chef du gouvernement présidera le conseil de gouvernement, dirigera l’Exécutif, nommera les hauts fonctionnaires civils de l’Etat et pourra dissoudre la chambre des représentants du Parlement marocain, qui aura, selon le projet de loi, des compétences élargies. Le projet stipule que le roi demeure le chef des armées et conserve d’importantes prérogatives politiques. Ainsi, la nouvelle Constitution marocaine qui sera soumis à référendum le 1er juillet prochain, prévoit que le souverain exerce également son pouvoir de nomination des responsables des administrations de la sécurité intérieure et des institutions nationales stratégiques.

Sur le plan législatif, le texte soumis à référendum consacre la prééminence du statut de la Chambre des représentants (Chambre basse) «en lui conférant le pouvoir de statuer sur l’adoption des textes législatifs», «renforce ses attributions en matière de contrôle du gouvernement, notamment en consacrant la responsabilité exclusive du gouvernement devant lui. De même, le texte du projet prévoit que «le pouvoir de législation et d’édiction de toutes les lois est désormais du ressort exclusif du Parlement». Sur le plan culturel, le projet prévoit la constitutionnalisation de l’amazighe comme langue officielle du royaume, au côté de la langue arabe et «son officialisation effective devra s’inscrire dans un processus graduel.

Le projet de réforme de l’actuelle Constitution (1996) intervient à presque quatre mois des premières manifestations organisées, le 20 février dans plusieurs villes du Maroc, à l’initiative du mouvement «Jeunes du 20 février» qui réclame des changements démocratiques au Maroc. Soutenus par la société civile, des syndicats, des partis politiques et corporations regroupés au sein du Conseil marocain d’appui au Mouvement du 20 février (CNAM20), les jeunes n’ont pas cessé de «battre le pavé», notamment les dimanches, pour réclamer des changements politiques «profonds» au Maroc.

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