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Le marché halal français est un business géant

le 18 septembre 2011 à 14:44 

La notion de « halal » va être étendue par la communauté musulmane au-delà de la simple viande. Le halal, au centre d’un enjeu politique et économique, comme tout le monde le sait, représente pour le musulman tout ce qu’il peut manger, boire ou consommer de façon licite et permise selon les canons de l’Islam.

Si le problème ne se pose pas en Algérie où la population est globalement croyante et pratiquante et fait automatiquement la part entre ce qui est halal et ce qui ne l’est pas, en France, en revanche, les choses sont plus complexes.

D’abord parce que la communauté musulmane émigrée compte deux millions de personnes et ensuite parce que le milieu dans le lequel elle vit est diamétralement opposé au sien quand il ne lui est pas foncièrement hostile. C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que les premiers bouchers musulmans halal ouvriront leurs portes à Paris et dans les grandes villes de France, comme Lyon, Marseille et Lille. Ces nouveaux artisans ont très vite compris que le filon halal était porteur et qu’il avait de beaux jours devant lui.

Au début, ces échoppes très modestes étaient ouvertes toute la nuit, car de nombreux clients, des travailleurs maghrébins, travaillaient très tard. Les familles françaises prendront peu à peu l’habitude de se servir «chez l’Arabe» du coin en merguez quand tout est fermé ailleurs. Grâce à ce business encore très mal exploité en France et en Belgique, notamment, de véritables fortunes verront le jour.

Le marché représenterait à plus 4 milliards d’euros

Mais la notion de halal va être étendue par la communauté musulmane au-delà de la simple viande. Les visites fréquentes au pays d’origine, le contact quasi permanent avec les premiers fondamentalistes qui investiront les banlieues, la diffusion du dogme dans les salles de prière et les caves désaffectées des immeubles feront prendre conscience aux jeunes, peu à peu de la richesse de leur culture et des lois qui la réagissent.

Le lobby musulman est tellement important dans le nord de la France que des fast-foods se sont remis au halal pour garder leur clientèle. Bien mieux, des cantines scolaires dans certaines Académies proposeront aux enfants des régimes halal. Il n’en fallait pas plus pour déchaîner le courroux de Marine le Pen qui voit là une immixtion flagrante de l’Islam dans les écoles.

Il sera même reproché à Martine Aubry, maire de Lille, d’avoir permis à des musulmanes d’utiliser à des heures bien précises, la piscine municipale pour éviter la promiscuité avec les hommes. La laïcité tirée de principes de la République devra être le modèle de tous, insisteront les partis de droite qui ne se mettront pas de gants pour souiller l’image d’une candidate à la présidentielle, donnée favorite dans tous les sondages. Le halal est aujourd’hui non seulement un enjeu économique majeur en France mais un enjeu politique aussi.

Esbroufe ou arnaque ?

Le label délivré par les autorités religieuses du culte est une autorisation qui permet aux bouchers de commercialiser des viandes licites et aux consommateurs de manger une viande permise.

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Il est clair que les industriels français n’allaient pas laisser un tel marché leur filer entre les doigts sans réagir. D’autant qu’il ne s’agit plus de quelques boucheries piquées sur le tissu urbain des banlieues, mais d’un véritable business à l’échelle de l’Hexagone. Un business qui pèserait, selon les dernières statistiques, entre trois et quatre milliards d’euros.

Ces industriels se sont même laissés dire qu’ils étaient prêts à faire de grands sacrifices et même d’énormes concessions pour obtenir ce marché juteux, comme nous le verrons un peu plus loin. Des structures montées et réalisées par des entrepreneurs privés se feront alors le devoir de livrer quotidiennement de la viande licite aux émigres. Finies les boucheries familiales de quartier. Cette viande sera commercialisée à l’échelle nationale grâce au label halal. Ce label délivré par les autorités religieuses du culte est une autorisation qui permet aux bouchers de commercialiser des viandes licites et aux consommateurs de manger une viande permise. De fil en aiguille les industriels de la grande bouffe étaleront l’idée du halal à d’autres cuisines étrangères dans l’Hexagone particulièrement les cuisines africaines et des îles.

Des plats ethniques seront préparés et testés pour être fabriqués en grande quantité et noyer les marchés de la Martinique, de la Guadeloupe ou de la Réunion. Mais pour en revenir au halal, les opérateurs du secteur ont été encore plus loin dans l’innovation. Le couscous qu’ils fabriqueront toujours sous label halal ferait concurrence au nôtre s’il était distribué dans notre pays. Dans certains milieux, il s’arrache littéralement grâce à une publicité qui fait appel à la nostalgie du genre «couscous roulé comme là-bas».

Les merguez n’échappent pas à la règle. Il n’est plus l’apanage de quelques bouchers qui le préparaient sur commande pour une clientèle bien précise mais une véritable industrie qui crée des emplois. Comme on le voit, le halal a de très beaux jours devant lui d’autant que les Français ont d’autres ambitions pour le Moyen-Orient et les pays arabes qui constituent un marché de 250 millions de consommateurs.

Si le halal est une affaire complexe en France où d’énormes intérêts se croisent et de nombreuses ethnies s’entrecroisent, les choses devraient être plutôt très souples…

On commettrait sûrement une grande erreur en pensant qu’il n’y a que la viande qui puisse faire l’objet d’une interdiction religieuse. Qu’elle soit bovine, ovine ou de la chair de poulet, la bête doit être égorgée vivante selon notre rite, par un musulman face à La Mecque, opération qui doit être accompagnée d’une prière.

On commettrait une seconde erreur en pensant que les non-musulmans, chrétiens ou juifs, qui ont monopolisé ce marché en France immolent les bêtes selon ce qui nous a été prescrit dans notre religion. Ils n’ont pas le temps de s’arrêter à ce genre de procédures et c’est précisément là que nous divergions avec ces opérateurs.

Si le halal est une affaire complexe en France où d’énormes intérêts se croisent et de nombreuses ethnies s’entrecroisent, les choses devraient être plutôt très souples chez nous… Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elles sont loin de l’être. Même si les boucheries du territoire sont par nature halal et n’ont aucune autorisation à demander pour commercialiser leur viande, sinon un registre, certains propriétaires trouvent le moyen de fourguer à leurs clients des reliefs d’âne. Cela s’est passé à Oran, à Tébessa, à Constantine et même à Alger. Plus haram que l’âne, à notre connaissance, il n’y a que le cochon et le sanglier. Et comme notre dossier est exclusivement consacré au halal, il ne serait peut-être pas inutile de citer certains produits halal, qui deviennent brusquement haram durant le ramadan…

Comment est-ce possible ?

C’est possible quand ils sont distribués sous leur forme périmée aux déshérités par le biais des couffins du cœur. En effet, on a découvert que certains étaient remplis de fromage et de yaourt dont la date limite de consommation était dépassée depuis très longtemps. Il y a également un cran au-dessus de cette lâcheté, le détournement pur et simple de nombreux couffins qui vont engraisser des familles qui ne sont pas dans le besoin. Entre halal et haram, il n’y a souvent qu’un pas que des gens franchissent sans scrupule.

Quel garantie ?

Il y a un secteur dont on ne parle presque jamais en matière de halal, celui de la cuisine des transports internationaux. La question, en effet, est simple encore qu’elle n’a jamais été posée. Les plats servis par Air France à ses clients en partance ou en provenance de l’Hexagone sont-ils halal et jusqu’à quel point ? Et qui en garantit la qualité ? Même chose pour le plats servis aux passagers algériens dans les navires français en partance ou en provenance de l’Hexagone

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2 Réponses à “Le marché halal français est un business géant”

  1. Halal 28 septembre 2011 13:59

    Tout à fait d’accord avec vous choukri.

  2. choukri 19 septembre 2011 15:39

    Le commerce du Halal est une arnaque géante contre les musulmans!
    En effet, les sociétés qui soit disant distribuent des produits au label halal
    ne sont pas halal dans la grande majorité des cas ( c’est tout simplement
    du marketing de masse!)
    Personnellement j’achète la viande chez mon boucher musulman du coin que je connais depuis 15 ans. POUR moi exit les Isla délice et toutes ses arnaques
    dans la restauration rapide.
    Pour moi, cela n’a aucun sens que ce soit un israélite qui s’occupe du marché halal à travers la société Isla délice (peu de gens le savent!).
    Ce monsieur Jean Daniel Hertzog est sûrement respectable mais il n’a rien à faire dans le marché halal et encore moins en tant que PDG ( car il décide de ce que vont manger les musulmans et ce qui est halal ou pas).
    C’est comme si un musulman était le responsable d’une très grande entreprise qui distribue des produits casher. D’après vous qu’en penserez les israélites?
    réponse: ils n’en pensent rien car ils ne laisseront sûrement jamais faire ce genre d’absurdités.
    Les musulmans Réveillez vous!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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