Top

Bamako : Les nouveaux risques sécuritaires au menu

le 19 mai 2011 à 1:33 

La crise libyenne préoccupe au plus haut point les pays du voisinage du Sahel qui partagent le même souci sécuritaire. Les ministres des Affaires étrangères d’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger se retrouveront vendredi 20 mai dans la capitale malienne, Bamako, pour une réunion de coordination. La délégation algérienne sera conduite par le ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.

Sofiane Aït-Iflis – Alger (Le Soir) – La réunion revêt une grande importance puisque, outre les dossiers classiques qu’elle aura à traiter, elle se penchera sur la crise libyenne et les conséquences, notamment sécuritaires, qu’elle peut induire dans la sous-région. La crainte pour les pays du voisinage du Sahel est que l’enlisement de la guerre civile qui fait ravage en Libye ne sert la nébuleuse terroriste Aqmi. Cette dernière avait, bien avant que n’éclate la crise libyenne, étalé ses tentacules dans la sous-région qu’elle utilise comme une base opérationnelle et comme zone de repli. La réunion des MAE des pays du voisinage du Sahel sera précédée de celle des experts.

Outre la situation en Libye, elle aura à évaluer ce qui a été accompli depuis la réunion d’Alger de mars 2010. Elle aura aussi à définir les axes de la coopération future, principalement en matière de lutte coordonnée contre le terrorisme. Un terrorisme dont les connexions sahélo-sahariennes sont désormais un fait avéré. Les ministres des Affaires étrangères des pays du voisinage du Sahel s’étaient lancé un défi de réussir une stabilité et une sécurité dans la sous-région. Un défi que les développements de la situation en Libye risquent fort de contrarier. Pour rappel, depuis 2009, des rencontres impliquant successivement les chefs d’état-major, les ministres des Affaires étrangères ainsi que les patrons du renseignement ont eu lieu à Alger. Il s’agissait principalement de définir une stratégie pour faire face à la menace Aqmi.

De par son engagement dans la lutte contre le terrorisme depuis deux décennies, l’Algérie postule à jouer le rôle de leader du groupe en la matière. D’ailleurs, elle n’a pas souscrit à l’idée d’une intervention occidentale dans la sous-région. On sait que les Américains ont mis en place un dispositif de lutte contre le terrorisme qu’ils ont dénommé Africom. L’Algérie coopère à ce dispositif mais a refusé que les Américains installent des bases opérationnelles dans son Sahara.

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas d'évaluation)
Loading...

N'hésitez pas à laisser un commentaire ...
et oh ! si vous voulez une image pour vous montrer avec votre commentaire, allez obtenir un Gravatar!





*

Bottom