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Russie : Moscou torpille Washington

le 19 mai 2011 à 0:14 

La Russie qui a perdu beaucoup depuis la chute du bloc soviétique en 1989, entend reprendre sa place de grande puissance. Dans un discours prononcé hier depuis Skolkovo (près de Moscou), le président russe Dimitri Medvedev a affiché clairement les intentions de son pays.

Pour une première conférence de presse de cette envergure depuis son arrivée au Kremlin en 2008, M. Medvedev a même mis en garde contre un retour à la guerre froide. Et pour cause, les Russes voient la menace d’un bouclier antimissile planer sur leur pays. «Si les Etats-Unis continuent à développer leur projet de bouclier antimissile en Europe de l’Est, en dépit des protestations de la Russie, Moscou devra prendre des mesures de rétorsion, ce que nous préférerions vraiment éviter», dit-il avertissant qu’«il s’agirait alors de développer le potentiel offensif de nos capacités nucléaires.

Ce serait un très mauvais scénario. Ce serait un scénario qui nous ferait revenir à l’époque de la guerre froide», a-t-il affirmé devant les 800 journalistes présents. Washington avait annulé en septembre 2009 un premier projet de bouclier développé par l’administration Bush qui avait suscité la colère de Moscou, et annoncé une nouvelle version, moins controversée, mais de nombreux désaccords subsistent. Moscou souhaite être un membre à part entière du système de défense antimissile en Europe et refuse qu’un bouclier sous seul contrôle occidental menace une partie du territoire russe. M. Medvedev ne s’est pas contenté de ses seuls avertissements, il a également menacé de sortir du traité START de réduction des arsenaux nucléaires stratégiques russe et américain, entré en vigueur en février 2011 après de très longs mois de négociations. Moscou affiche, par ailleurs, une politique tout à fait divergentes de celles de Washington et ses alliés. D’abord, opposée aux raids aériens contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, la Russie contrecarre actuellement, les efforts occidentaux pour une éventuelle décision au Conseil de sécurité contre le gouvernement syrien. Medvedev a une nouvelle fois mis en garde contre une ingérence dans les affaires internes des pays. Il a affirmé qu’il n’approuverait pas l’adoption d’une résolution à l’Onu autorisant le recours à la force en Syrie.

«Au sujet d’une résolution sur la Syrie: je ne soutiendrai pas une telle résolution (autorisant le recours à la force pour protéger les civils) même si mes amis me le demandaient», a-t-il assuré, expliquant que la résolution 1973 autorisant le recours à la force contre le régime de Kadhafi avait été «piétinée» par les Occidentaux. «Le président syrien Bachar El-Assad a annoncé des réformes. Il faut faire en sorte que ces réformes soient effectives, et non pas essayer de faire pression avec des résolutions car, en règle générale, ça n’apporte rien», a-t-il estimé.

La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, s’était abstenue le 17 mars de faire usage de son droit de veto lors du vote de la résolution 1973. Elle a vivement critiqué les bombardements de la coalition en Libye, privilégiant une solution diplomatique en proposant sa médiation dans la résolution du conflit. Elle a déjà reçu mardi une délégation du colonel Kadhafi et devrait recevoir prochainement celle de la rébellion. Sur le plan national, M. Medvedev a déclaré qu’il annoncerait bientôt s’il sera candidat à la présidentielle de 2012, tout en refusant de révéler pour le moment ses intentions. «Si je décide de faire une déclaration en ce sens, je le ferai. Il n’y a plus longtemps à attendre», a-t-il estimé.
«De telles décisions sont prises quand les conditions requises sont réunies, pour que ce soit efficace», a-t-il poursuivi. M. Medvedev a été propulsé en 2008 au poste de président par son prédécesseur (2000-2008), Vladimir Poutine, auquel il devait toute sa carrière politique. Les deux dirigeants ont, à maintes reprises, laissé entendre qu’ils pourraient se présenter à l’élection de 2012.

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Une réponse à “Russie : Moscou torpille Washington”

  1. poirier 19 mai 2011 00:56

    d’accord je m’exprime ,comme je suis ado et que je suis débutant faut bien que je débute , comme je suis jeune tu peus me tu 35s touyé mais je vouvoient une autre aspect ,si sa se trouve medvedev va vite partir ,va giclé ,dite moi se que a fait medvedev pendant sont mandat ,rien ,rien de rien ,ji’rais a dire qu’il a grandement dégradé la russie ,et de dire qu’il va plus vite que poutine « lol » je te précise que poutine tire plus vite que medvedev dans sont jeux de cartes ,certe poutine est un personnage intransigeant,orateur et hyper-actif ,un homme de terrain pas uniquement un homme du show business et aventurier ,poutine c’est aussi un personnage tu voie qui dérange ,si medvedev est la croisé d’etre présidentiable ,la russie va encore s’enffoncer d’avantage dans le kao ,donc poutine est necessaire et doit pouvoir cumulé avant que ce clow de medvedev ebranle la russie ,poutine est tu voi la seule solution ,bon c’est vrai il est dur poutine ,c’est un homme de poigne ,mais ouvré les yeux ,medvedev depuis 5 ans n’a pas accéléré le processus de libération du marcher extérieur en pib de la russie en le poussant dans l’inflationniste ,la vie est tres chéres en russie si poutine ne revient pas si ce marin ne revient pas la russie chuetra a nouveau ,medvedev tu voi a trahis poutine c’est comme dieu qui fait confiance a satan pour le reigne ouai je suis impeus mystique dans mes paroles ,je suis pas russe tu voi mais j’admire poutine ,je ne le connais pas ,mais il a fait plus de bien que de mal ,a l’inverse medvedev fait plus de ravages qu’autre chose don certains propos me choques et me font peur et il me fait peur

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