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Météo – Algérie : Qui doit rendre des comptes ?

le 20 février 2012 à 18:47 

Au moment où une autre perturbation polaire pointe à l’horizon – la météo annonce, en effet, le retour du froid –, il est à espérer que ce qu’ont enduré les populations du nord du pays lors des récentes intempéries, ne se reproduisent plus. De graves manquements et dysfonctionnements à tous les niveaux se sont fait jour et il y a lieu de corriger le tir.

Et même si satisfactions il y a eu, elles se sont limitées, il faut le dire, aux actions de l’Armée nationale populaire aidée de la Gendarmerie nationale et de la Protection civile, ailleurs c’était l’inertie totale. L’incompétence à tous les niveaux a éclaté au grand jour. Le manque de «concentration» et de préparation des autorités pour faire face aux aléas de Dame Nature est criant. Aujourd’hui, il est temps de dresser des bilans, mais surtout de situer les responsabilités de chacun et de chaque secteur d’activité.

Malgré les bulletins d’alerte émis par les services de la météorologie, les autorités se sont fait surprendre comme des débutants par les aléas climatiques, puisque en quelques heures seulement, le pays s’est retrouvé paralysé, submergé par la neige et les fortes précipitations de pluie et de grêle.

C’est alors que les failles ont éclaté au grand jour au niveau de la quasi-majorité des institutions de la République, le secteur du gaz étant le premier maillon d’une chaîne qui a cassé. Et ce ne sont pas les dernières déclarations de Youcef Yousfi, ministre de l’Energie et des Mines qui a décidé dernièrement d’augmenter les réserves de stockage de gaz butane, passant d’une réserve de dix jours à une réserve de trente jours, qui vont faire oublier les carences dont le citoyen continue de subir les effets. Il continue de souffrir à cause d’une pénurie et d’un dérèglement du réseau de distribution de gaz butane.

Pendant toute la période des intempéries, et même au-delà, la bonbonne de gaz s’est faite rare et se fait encore désirer à travers l’ensemble du pays. Elle est restée et reste toujours introuvable, ce qui a fait l’affaire de certains piranhas qui se sont convertis au marché noir, puisque dans plusieurs endroits, la bonbonne a été cédée entre 2 000 et 2 500 DA. Les premiers signes de mécontentement populaire se sont fait entendre à Boumerdès.
Des émeutes se sont produites et les émeutiers ont ciblé les édifices publics.

Ils n’ont pas accepté que les responsables locaux tournent le dos à une population en détresse. A Béjaïa, pour une bouteille de gaz butane, des citoyens ont procédé à la fermeture de la RN 9 et se sont attaqués au commissariat de police.
Il doit bien y avoir des responsables qui devraient rendre des comptes pour avoir failli dans leur mission qui consistait à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que l’Algérien ne se chauffe plus au bois et avec des pneus et ne cuisine plus avec du charbon dans son pays qui, de surcroît, est producteur et exportateur de gaz.

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