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Climat éléctrique entre l’Iran et l’Occident

le 20 juin 2012 à 10:15 

Les grandes puissances de l’Occident se sont engagées cette semaine dans un bras de fer musclé avec l’Iran afin de convaincre le pays d’abandonner son programme nucléaire. Des pourparlers qui s’annoncent difficiles…

La délégation iranienne, dirigée par Saïd Jalili, et le groupe des puissances occidentales  (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) se sont retrouvés dans un grand hôtel de Moscou pour tenter de résoudre de manière diplomatique le différend qui les oppose concernant la politique nucléaire iranienne. Un rendez-vous pacifique qui sonne comme la dernière chance de trouver un accord avant de s’engager dans des procédures belliqueuses.

Or, la discussion ne semble pas se diriger vers une fin heureuse car quelques heures après le début des négociations, un porte parole de la délégation iranienne a dénoncé un climat plutôt délétère qui pourrait se conclure par un arrêt prématuré des pourparlers : « Jusqu’ici, l’ambiance n’est pas positive. L’établissement d’un format pour les négociations est le principal problème. Il est possible que les pourparlers se terminent ce soir ». L’Iran, selon une déclaration de Saïd Jalili à la télévision, aborde ce rendez vous comme un test permettant de vérifier l’attitude bienveillante de l’Occident envers le progrès de l’Iran.

Les grandes puissances occidentales veulent imposer au pays une limitation de l’enrichissement d’uranium à 20 % et d’échanger le stock d’uranium enrichi à 20 % contre du combustible nucléaire dont Téhéran a besoin. Ils proposent en contrepartie un allègement des sanctions internationales ainsi qu’une promesse de coopération dans divers secteurs du nucléaire civil. Des revendications qui jusqu’à maintenant n’ont pas trouvé l’approbation de l’Iran.

Ainsi, l’échec de ces négociations pourrait être dramatique, et les Etats-Unis ainsi que l’état hébreux ont déjà évoqué la possibilité d’une intervention militaire pour bloquer le programme nucléaire iranien.  Par ailleurs, dès le premier juillet entrera en vigueur un embargo pétrolier de l’union européenne contre l’Iran. Des mesures qui ne semblent pas effrayer outre mesure le pays, à l’image de cette déclaration du président iranien qui affirme que l’Iran cesserait l’enrichissement d’uranium à 20 % s’il recevait des grandes puissances la garantie qu’elles lui fourniront le combustible nucléaire dont il a besoin.

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