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Syrie : Le Président décrète une nouvelle amnistie générale

le 21 juin 2011 à 15:35 

Le pays est partagé entre partisans de Al-Assad et ses opposants au lendemain du discours du chef de l’Etat.

Le président Assad a promulgué un décret accordant une amnistie générale aux crimes commis avant la date du 20 juin 2011, a indiqué Sana sans donner plus de précisions. Le 31 mai, il avait décrété une amnistie générale incluant tous les détenus politiques y compris les membres des Frères musulmans. Des centaines de détenus avaient alors été libérés, selon les organisations des droits de l’Homme. Par ailleurs, des dizaines de milliers de personnes manifestaient ce mardi matin dans le centre de Damas pour afficher leur soutien à Bachar al-Assad, au lendemain de son discours, selon une journaliste de l’AFP sur place.

La place des Omeyyades était noire de monde et les routes aux alentours bloquées, a-t-elle constaté. Les manifestants, venus de la capitale et des localités environnantes, continuaient à 08h 15 GMT à affluer sur la place. Ils portaient des drapeaux syriens et criaient des slogans pro-régime, comme «nous nous sacrifierons pour Bachar», dont le régime est contesté depuis plus de trois mois, ou «Dieu, Syrie, Bachar et c’est tout». Certains brandissaient des photos du Président syrien, d’autres des pancartes sur lesquelles on pouvait par exemple lire : «Oui à l’unité nationale», ou «oui au dialogue national», dans une allusion au discours de Bachar al-Assad d’hier. Selon la télévision d’Etat, une immense manifestation pro-Assad avait également lieu à Homs, dans le centre du pays.

L’agence de presse officielle Sana a, de son côté, affirmé que «des millions de Syriens se sont mobilisés sur les grandes places du pays pour soutenir le plan de réformes globales annoncé par Bachar al-Assad». Dans son discours d’hier à l’université de Damas, sa troisième intervention publique depuis le début le 15 mars du mouvement de contestation, M. Assad des réformes comme le possible amendement d’une clause de la Constitution faisant du Baas le «parti dirigeant de l’Etat et de la société» en Syrie depuis 1963. Son annulation est l’une des principales revendications de l’opposition.

En outre, il a expliqué que les réformes envisagées ne pouvaient être décidées dans la précipitation, proposant d’attendre l’élection d’un nouveau Parlement prévu en août pour leur examen. «Pas de réformes à travers le sabotage et le chaos», a-t-il lancé tout en appelant à un «dialogue national qui pourrait aboutir à des amendements à la Constitution ou à une nouvelle Constitution». Mais ces promesses ont été jugées peu convaincantes par les opposants, qui ont appelé à poursuivre la révolte jusqu’à la chute du régime.

«Nous jugeons inutile tout dialogue qui n’aboutirait pas à tourner la page du régime actuel», ont répété les Comités locaux de Coordination, une ONG syrienne qui chapeaute les militants organisant les manifestations. Soulignons enfin qu’après le discours d’Assad, des manifestations hostiles au régime avaient éclaté dans différentes régions de Syrie, notamment à Alep (nord) et à Homs, selon des militants des droits de l’Homme.

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