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La Grèce va t-elle sortir de cette crise ?

le 22 février 2012 à 5:33 

Certains analystes, certes pessimistes, affirment que l’état actuel de la Grèce ne reflèterait que l’avenir d’une majorité de pays de l’Union européenne. Cette dernière, qui a démontré il y a longtemps déjà qu’elle n’était pas le rêve vendu par de nombreux chef d’État, ne finit plus de se dégrader et de ressembler aux pires cauchemars des européistes.

Évidemment, d’un autre côté, tous ceux qui ont milité ces dernières années contre l’institution européenne se voient revêtir le costume de visionnaires tant les pires scénarios envisagés ont été dépassés. Et la personnalisation la plus frappante de la chute de l’UE n’est autre que la Grèce qui s’enfonce dans une crise qui ne semble plus avoir de fond. Une crise dans laquelle d’autres pays de l’Europe sont aujourd’hui obligés d’intervenir pour éviter l’implosion pure et simple de l’institution européenne.

Pourtant, en prêtant des fonds à des taux d’intérêt très élevés, les pays de l’UE continuent à contribuer, dans leur volonté d’aider au redressement de la Grèce, à son anéantissement. Car au fil des plans d’«aides» la facture à payer par les Grecs est tellement longue, qu’il est désormais difficilement concevable qu’ils y arrivent un jour. Pourtant, les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur feu vert tôt hier matin à un deuxième plan de sauvetage de la Grèce de 237 milliards d’euros, qui comprend une aide publique et un effacement partiel de la dette grecque détenue par les créanciers privés, ont indiqué plusieurs sources européennes.

«Les ministres rédigent la déclaration finale», a annoncé un responsable européen, après avoir indiqué que le forum de l’Eurogroupe s’est mis d’accord sur ce plan après plus de douze heures d’intenses négociations. Le but recherché avec la mise en place de ce nouveau plan d’aide sans précédent, est que la Grèce puisse être en mesure de rembourser une créance de 14,5 milliards d’euros d’ici le 20 mars et éviter ainsi de sombrer dans la faillite. Les négociations ont toutefois traîné en longueur car les principaux bailleurs de fonds de la Grèce ont mis le doigt sur un trou de plusieurs milliards d’euros à combler pour parvenir à réduire la dette grecque à 120% du PIB d’ici 2020, comme le voulait le Fonds monétaire international et certains pays de la zone euro, comme l’Allemagne et le Luxembourg.

Au final, le plan de sauvetage devrait permettre de réduire l’endettement grec à hauteur de 120,5% d’ici à 2020, contre 160% aujourd’hui, a fait savoir une source gouvernementale européenne. Mais c’est déjà ce que les autorités européennes avaient affirmé au moment de la mise en place du premier plan d’aide. De là à voir dans les mois à venir l’apparition de la nécessité d’un troisième plan d’aide, puis d’un quatrième, et ainsi de suite, il n’y a qu’un pas. Reste à espérer pour les Grecs que ce nouveau plan d’aide sera le bon et qu’il permettra à leur pays de sortir la tête de l’eau sous peine de la mise en faillite de tout un pays et surtout de tout un peuple.

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