Top

Syrie: Un vendredi sanglant lors de la manifestation

le 23 avril 2011 à 14:14 

Selon un nouveau bilan publié ce samedi, plus de 80 personnes ont été tuées par balles en Syrie lors de la dispersion d’imposantes manifestations contre le régime par les forces de l’ordre hier, vendredi, l’une des journées les plus sanglantes depuis le début du mouvement de contestation, selon des témoins et militants.

Des centaines de personnes ont aussi été blessées lors de ces défilés qui ont rassemblé des dizaines de milliers de manifestants à travers le pays, après l’appel d’opposants via le réseau Facebook pour une journée du «Vendredi saint», malgré la levée, la veille, de l’état d’urgence, en vigueur depuis près de 50 ans.

Plusieurs militants des droits de l’homme ont publié des listes nominatives recensant plus de 70 morts, alors qu’Amnesty international, citant des militants locaux, a fait état d’au moins 75 morts sous les balles des forces de sécurité, dont deux garçons de 7 et 10 ans et un homme de 70 ans.

L’agence officielle Sana a, quant à elle, fait état de «8 morts et 20 blessés dont des membres des forces de sécurité dans une attaque de groupes criminels à Ezreh» et «de 2 policiers tués et 11 blessés à Homs et Damas par des bandes armées».

Alors que depuis le début de la contestation le pouvoir accuse «des gangs criminels armés» d’être à l’origine des violences, le ministère de l’Intérieur a rappelé qu’en vertu de la nouvelle législation, toute manifestation devait obtenir «une autorisation préalable des parties concernées».

A l’appel des opposants, quelque 10 000 contestataires ont manifesté à Deraâ, au sud de Damas à la sortie des mosquées, réclamant la dissolution des services de renseignements et l’annulation de l’article 8 de la Constitution, qui consacre l’hégémonie du parti Baas, selon un militant.

Des milliers de personnes ont aussi défilé à Douma, 5 000 à Qamishli, au nord-est du pays, et quelque 10 000 à Banias, au nord-ouest. Ils ont tous appelé à la chute du régime, selon des témoins. «Le peuple veut la chute du régime», «Dégage !», «Ni le Hezbollah, ni l’Iran, c’est nous qui allons libérer le Golan occupé par Israël», ont scandé environ 3 000 manifestants à Zabadani, à 50 km au nord-ouest de Damas.

Avec les victimes de vendredi, le nouveau bilan s’établit à, au moins, 303 personnes tuées depuis le 15 mars dernier en Syrie, selon Amnesty International.

Des centaines de personnes ont aussi été blessées lors de ces défilés qui ont rassemblé des dizaines de milliers de manifestants à travers le pays, après l’appel d’opposants via le réseau Facebook pour une journée du «Vendredi saint», malgré la levée, la veille, de l’état d’urgence, en vigueur depuis près de 50 ans.

Plusieurs militants des droits de l’homme ont publié des listes nominatives recensant plus de 70 morts, alors qu’Amnesty international, citant des militants locaux, a fait état d’au moins 75 morts sous les balles des forces de sécurité, dont deux garçons de 7 et 10 ans et un homme de 70 ans.

L’agence officielle Sana a, quant à elle, fait état de «8 morts et 20 blessés dont des membres des forces de sécurité dans une attaque de groupes criminels à Ezreh» et «de 2 policiers tués et 11 blessés à Homs et Damas par des bandes armées».
Alors que depuis le début de la contestation le pouvoir accuse «des gangs criminels armés» d’être à l’origine des violences, le ministère de l’Intérieur a rappelé qu’en vertu de la nouvelle législation, toute manifestation devait obtenir «une autorisation préalable des parties concernées».

A l’appel des opposants, quelque 10 000 contestataires ont manifesté à Deraâ, au sud de Damas à la sortie des mosquées, réclamant la dissolution des services de renseignements et l’annulation de l’article 8 de la Constitution, qui consacre l’hégémonie du parti Baas, selon un militant.

Des milliers de personnes ont aussi défilé à Douma, 5 000 à Qamishli, au nord-est du pays, et quelque 10 000 à Banias, au nord-ouest. Ils ont tous appelé à la chute du régime, selon des témoins. «Le peuple veut la chute du régime», «Dégage !», «Ni le Hezbollah, ni l’Iran, c’est nous qui allons libérer le Golan occupé par Israël», ont scandé environ 3 000 manifestants à Zabadani, à 50 km au nord-ouest de Damas.

Avec les victimes de vendredi, le nouveau bilan s’établit à, au moins, 303 personnes tuées depuis le 15 mars dernier en Syrie, selon Amnesty International.

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas d'évaluation)
Loading...

N'hésitez pas à laisser un commentaire ...
et oh ! si vous voulez une image pour vous montrer avec votre commentaire, allez obtenir un Gravatar!





*

Bottom