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Yémen : Le président Saleh pourrait démissionner

le 23 avril 2011 à 12:24 

Ali Abdallah Saleh pourrait présenter sa démission à la Chambre des députés d’ici 30 jours. D’ici là, sauf imprévu, il formera un gouvernement d’union nationale avec 50% de membres du Congrès populaire général (CPG), l’actuel parti au pouvoir, 40% de l’opposition et les 10% restants de personnalités indépendantes, transférera ses prérogatives de chef d’Etat à son vice-président.

Selon la médiation du Conseil de coopération du Golfe appuyée par les Etats-Unis, son «successeur» aura la charge de l’organisation dans les deux mois des élections. Selon Abdellatif al-Zayani le secrétaire général du CCG, en contrepartie de ces concessions, l’opposition aurait accepté un arrêt des manifestations et l’octroi par le Parlement de garanties qu’il ne sera pas, lui et sa famille, inquiété après son départ du pouvoir. Les partisans du président le pressent de renégocier cette offre qu’il a accueillie favorablement. Ils lui demandent de résister comme «président honoraire» jusqu’à la fin de son mandat en 2013, au nom de sa «légitimité constitutionnelle».

Du moins jusqu’à la fin de cette année. Abdallah Saleh qui réalise, après 32 ans au pouvoir, qu’il a perdu le soutien d’une partie de l’armée, de tribus puissantes et de dignitaires religieux au moment où les défis se font nombreux (Al-Qaïda, rébellion des Houtis et sécessionnistes du sud) prendra-t-il le risque de se retrouver seul et devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité ?. Selon l’UNICEF, plus de 36 enfants ont été blessés par des balles réelles et 47 autres ont été victimes de violences physiques lors des manifestations réclamant le départ immédiat du chef de l’Etat. Un autre pays arabe gronde depuis le 15 mars.

Des milliers de Syriens sont sortis hier pour une journée-test dénommée «vendredi saint», en référence à la religion chrétienne. Comme au Yémen, et avant, en Tunisie, Egypte, Oman, Bahreïn, ils ont scandé, malgré la levée de l’état d’urgence décrétée par le président Bachar Al-Assad, à Damas, à Deraa, au sud, à Qamishli, dans nord-est et à Homs, au centre du pays, les forces de sécurité ont ouvert le feu «pour disperser» toute tentative de rassemblement, les deux slogans emblématiques des printemps arabes» «Dégage» et «Le peuple veut la chute du régime».

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