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Bataille de Tripoli : Quels lendemains pour la Libye ? « The End »

le 23 août 2011 à 4:50 

Les rebelles, qui ont lancé «l’opération sirène», une offensive majeure, avec une implication significative des «Drones Predator» américaines et des forces spéciales des pays européens sont à Tripoli qu’ils contrôleraient depuis dimanche soir à 95 %.

«La fin du régime est proche», déclare Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne. «Même si, beaucoup de choses peuvent mal tourner dans les prochains jours», prévient le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt. «Des milliers de volontaires et de soldats sont prêts à se battre», affirmait dimanche le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim. «Tant que Kadhafi ne serait ni prisonnier ni décédé, l’inconnu demeurera. Ca voudrait dire qu’il pourrait y avoir encore des partisans qui se battront pour lui», estime un analyste. Ban Ki-moon convoque un sommet sur la Libye.

Les trois fils de Mouammar Kadhafi, dont Seif al Islam, son bas droit qui pourrait «être très bientôt à La Haye» pour y être jugé, ont été arrêtés par les rebelles la garde rapprochée a fait, comme les Tripolitains, la sourde oreille à l’appel du leader libyen à «purger» la capitale «des agents des colonisateurs». Preuve de l’entrée quasiment sans résistance des rebelles à Tripoli après six mois de conflit, les scènes de liesse populaire à la place Verte, désormais place des Martyrs, et la reprise du bâtiment de la radio nationale par les rebelles qui espèrent capturer Kadhafi «vivant» pour le juger sur «les crimes qu’il a commis contre le peuple libyen et au monde». Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition, (CNT) qui siègera bientôt à Tripoli, demande aux rebelles de s’abstenir de toute vengeance et n’exclut pas une démission. «Je salue l’action des révolutionnaires, j’ai confiance en leur parole, mais certains actes de quelques-uns de leurs hommes m’inquiètent.

Ce pourrait être la raison ou la cause de ma démission», prévient l’ancien ministre de la Justice de Kadhafi qui ne fait pas état de plus de 1300 morts à Tripoli dans la seule nuit de samedi à dimanche. Une véritable tragédie. Kadhafi qui a affirmé dimanche dans un nouveau message sonore diffusé par la télévision libyenne, qu’il ne se rendrait «jamais», campe dans son quartier général de Bab al Aziziah encore. Jusqu’à quand ? Tant qu’il aura ses fidèles ?

L’Europe et l’Afrique préparent l’après Kadhafi

Les Occidentaux se préparent. Principaux soucis : la transition pacifique vers la démocratie, le risque de représailles qui compliquerait les efforts de réconciliation nationale, la partition du pays et la répartition des puits de pétrole. Le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen et Catherine Ashton, la chef de la diplomatie du vieux continent se disent prêts, pour y parvenir, à travailler avec le très hétéroclite conseil de transition construit sur le fond d’une intervention militaire extérieure. « L’histoire nous montre que lorsque la conquête du pouvoir se fait par les armes plutôt que de manière pacifique, la légitimité militaire entre en contradiction avec la légitimité démocratique » avertit Alavaro de Vasconcelos, président de l’Institut de sécurité de l’Union européenne. La France qui a initié l’intervention militaire sous le chapeau onusien souhaite accueillir «dans les prochains jours» une réunion du groupe de contact sur la Libye au plus haut niveau pour définir un plan d’aide à la Libye qui a besoin à présent d’une transition ordonnée et d’un Etat réellement démocratique.

Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine qui a élaboré une « feuille de route » qui contient « tous les éléments sur la transition démocratique » comme «la rédaction d’une nouvelle Constitution» se réunira jeudi pour examiner la situation. «Le principal objectif est d’engager des discussions avec toutes les parties en Libye, engager un dialogue pour trouver des solutions pacifiques à cette situation» car «seule une solution politique permettra de répondre complètement aux aspirations légitimes du peuple libyen à la démocratie, la bonne gouvernance et l’Etat de droit, et de promouvoir une paix durable dans le pays » explique le porte-parole de la commission de l’UA Noureddine Mezni.

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