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Palestine : La reconnaissance onusienne pour ultime recours

le 24 juillet 2011 à 23:27 

«Comme le reste des peuples du monde, nous voulons être membres de l’Assemblée générale, membres de l’ONU, ni plus ni moins».

C’est donc forcés que les Palestiniens ont décidé de faire le pas onusien pour valider la reconnaissance de l’Etat de Palestine et son intégration dans le concert de la société internationale. Même si l’option des négociations reste «notre premier, deuxième et troisième choix», réaffirmée par le président de l’Autorité Mahmoud Abbas, la persistance de la politique de répression et de colonisation a réduit à néant les chances d’un règlement juste et définitif du conflit du Proche-Orient.

Tout en dénonçant l’unilatéralisme induit par «la colonisation israélienne», Mahmoud Abbas a expliqué, en présence du Premier ministre turc, Tayep Erdogan, à l’occasion de l’ouverture d’une réunion de l’ensemble des représentants diplomatiques palestiniens à Istanbul, qu’«avec (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu nous ne sommes pas parvenus à revenir aux négociations à cause de son refus de négocier sur les frontières de 1967 et d’arrêter la colonisation». La démarche palestinienne se prévaut d’un large consensus, favorisé par la réconciliation entre le Fatah et le Hamas conclue le 27 avril. Elle sera finalisée à l’issue de la réunion restreinte du comité de suivi qui aura lieu à Doha avec la participation du Qatar, de l’Egypte et de l’Arabie Saoudite.

La lettre officielle sera envoyée dès la première semaine d’août. Si le veto américain est chose courante dans le registre du soutien inconditionnel accordé à son allié stratégique dans la région, quel que soit le locataire de la Maison Blanche, le retour sur scène de la Palestine participe assurément d’une volonté de pousser dans ses derniers retranchements l’occupant sioniste et d’interpeller la communauté internationale sur la légitimité d’un combat internationalement reconnu. A l’heure où les apôtres des droits de l’homme et de la démocratie se font entendre dans le monde arabe en effervescence, la liberté occultée de la Palestine et le génocide à ciel ouvert de Gaza imposent le passage par l’épreuve onusienne pour mesurer la pertinence des modèles à géométrie variable.

«L’exception israélienne» est la principale faillite d’un Occident souffrant du chantage à l’holocauste et marqué par la culture de l’amnésie à l’endroit des souffrances du peuple palestinien. «Comme le reste des peuples du monde, nous voulons être membres de l’Assemblée générale, membres de l’ONU, ni plus ni moins», a indiqué Mahmoud abbas. Est-ce trop demander ?

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Une réponse à “Palestine : La reconnaissance onusienne pour ultime recours”

  1. FlisT 27 juillet 2011 18:07

    Vivement une Palestine sûre et libre ! Marre du gouvernement israélien qui se croit au moyen âge !

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