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Algérie – Front social : Nouvelle grille des salaires des journalistes

le 25 janvier 2012 à 18:52 

La nouvelle grille de référence des salaires des journalistes et assimilés permettant d’entrevoir une cohérence dans les secteurs des médias publics, a été « le résultat d’une large concertation », a indiqué mercredi à Alger le ministre de la Communication, M. Nacer Mehal.

« Dès l’installation de la commission (commission de la grille de référence des salaires), j’ai appelé à un dialogue entre les journalistes, leurs représentants syndicaux, afin de se réunir autour d’une table en présence de la tutelle, de représentants de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), du Syndicat national des journaliste (SNJ), ainsi que du ministère du Travail, de la Sécurité sociale et de l’Emploi », a souligné le ministre de la Communication.

Il a ajouté, dans le même cadre, que le ministère « avait pris conseil auprès de tout le monde, pour voir de quelle manière nous allons aborder l’harmonisation des salaires dans le secteur public, au regard de l’anarchie totale qui caractérise ce volet dans ces établissements et les disparités constatées dans ce domaine entre les différents établissements ».

Pour M. Mehal, le résultat de cette commission « est l’aboutissement d’un travail de sept mois qui a pris toute l’année 2011, et qui permet d’entrevoir, enfin, une certaine cohérence dans le secteur des médias ». Il a également précisé, à cette occasion, que cette commission avait aussi évoqué des considérations autres que celles se rapportant aux salaires, à savoir, a-t-il énuméré, l’organisation de la carrière des journalistes, la nomenclature des postes ainsi que des dispositions régulant le passage d’une catégorie à une autre.

« Nous avons placé le mérite et la compétence comme un critère fondamental dans l’évolution de la carrière du journaliste », a-t-il encore expliqué.

Le ministre de la Communication a cependant déploré qu’à l’aboutissement de ce travail, il y a eu « quelques perturbations » qui sont, a-t-il dit, de moindre importance.

« Je n’ai pas compris ce type de mouvement, à moins qu’il y ait des manoeuvres politiciennes qui viennent contre tout ce qui a été décidé par consensus dans la commission », a-t-il déclaré en allusion au sit-in organisé, dans la matinée de mardi, dans l’enceinte commune de la Radio et de la Télévision.

« J’ai remarqué même que l’Union locale de l’UGTA du centre d’Alger (Sidi M’hamed) a dénoncé ce mouvement parce qu’il est en fait illégal », a-t-il encore relevé à ce sujet.

C’est ainsi qu’il a qualifié cette protestation de « mouvement qui n’a pas du tout respecté les jalons du dialogue social », estimant toutefois que cette protestation « n’a pas affecté le travail habituel dans ces deux entreprises ».

Tout en rendant hommage aux membres de la commission qui avaient fourni un travail « extrêmement extraordinaire », il a expliqué que le projet devait être déposé au niveau des services du Premier ministère pour examen, avant l’aval des autorités du pays, pour l’évaluation des charges importantes qui seront induites par sa mise en oeuvre.

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S’agissant de la valeur du point indiciaire du projet de la nouvelle grille de référence des salaires des journalistes et assimilés, le ministre a rappelé que « lors de la réunion de la commission, lundi passé, le ministère avait avancé une valeur de 40 DA qui est, a-t-il estimé, le résultat d’un travail « extraordinaire » obtenu grâce à des calculs fait au niveau des entreprises.

Il s’est interrogé, dans ce cadre, si le traitement proposé n’était pas honorable, à savoir une grille dans laquelle un journaliste qui commence avec un salaire net de 560 euros et qui termine sa carrière avec un salaire net de près de 1400 euros. « Le point indiciaire est évolutif et peut augmenter dans des négociations futures », a-t-il encore fait remarquer.

Répondant à une doléance formulée collectivement par les représentants des sections syndicales de L’ENTV, l’ENRS et l’APS, lors de la dernière réunion de la commission, à savoir la réévaluation du point indiciaire de 0,40 à 0,45 centimes d’euros, le ministre de la Communication a estimé qu’il est du droit le plus absolu des syndicats de revendiquer mais l’approbation d’une telle doléance dépend du Premier ministère.

« La porte n’est pas fermée et tout dépendra de la discussion avec le Premier ministre et des disponibilités financières », a-t-il soutenu, précisant cependant que les pouvoirs publics « prennent en considération l’équilibre budgétaire des entreprises sous tutelle ».

Mehal s’est toutefois interrogé sur les raisons ayant poussé la section syndicale de la Télévision algérienne à revendiquer une valeur du point indiciaire à 0,71 euros.

« Nous ne pouvons pas aussi avancer ce type +irréfléchi+ de revendications », a-t-il dit, appelant les concernés à être « clairs et raisonnables ».

Il a estimé, dans ce cadre, que « le relèvement à l’étape actuelle du salaire tel qu’il a été prévu est une avancée importante », rappelant, en outre, que la « deuxième étape des négociations qui va s’ouvrir, dans dix jours, va concerner les autres corps de métiers du secteur de la communication ».

C’est ainsi qu’il a souligné que la commission a plutôt besoin, à ce stade de son travail, « de réalisme, de pragmatisme et de sérénité ». « Il faudrait qu’on sache définitivement que si on veut réhabiliter la dignité du journaliste, nous devons travailler tous en commun parce qu’il n’y a pas uniquement la question des salaires qui importe dans ce cas », a-t-il encore estimé, expliquant, à ce propos, que la réhabilitation de la profession passe par « l’amélioration de la qualité de la formation du journaliste, le respect de l’éthique et des valeurs liées à ce métier ainsi que la réhabilitation de la notion de service public dans le secteur de la presse ».

Pour M. Mehal, « il existe beaucoup de domaines qui interpellent les journalistes pour pouvoir organiser cette profession et la mettre réellement au service du développement démocratique dans notre pays ».

Il a remercié, à cette occasion, l’UGTA pour son aide et le ministère du Travail pour son « implication dans la commission », assurant que cette démarche « aboutira sur une convention de branche » qui concernera l’ensemble des travailleurs du secteur et qui prendra effet du 1er janvier 2012.

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