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Soudan : Omar El Béchir pourrait déclarer une deuxième guerre avec le Sud

le 25 juin 2011 à 12:16 

La bombe à retardement qui a conduit au conflit au Sud-Kordofan pourrait conduire à un problème sur le Nil Bleu.

Barack Obama, qui annonce dans la précipitation, un retrait d’ici à l’été 2012, du tiers des forces américaines stationnées sur le territoire afghan, soit 33 000 hommes, et souhaite un rôle limité à ses forces armées dans le conflit libyen, préparerait-il un redéploiement au Soudan ? Pas un jour ne passe sans que le département d’Etat ne fasse une déclaration sur ce pays.

Dernières en date, le projet de résolution soumis au Conseil de sécurité qui prévoit l’envoi de 4 200 Casques bleus éthiopiens dans le territoire soudanais disputé d’Abyei dans le cadre d’une mission de maintien de la paix et la mise au point apportée par Susan Rice, l’ambassadrice américaine à l’ONU à Omar El Béchir, le président soudanais. « L’accord conclu entre le Nord et le Sud lundi dernier sur la démilitarisation d’Abyei n’a pas placé celle-ci dans le Nord », lui dit-elle. Autrement dit, le Nord et le Sud, qui doivent trouver solution à ce territoire de 10.000 km2 riche en pétrole et eau, avant que le Sud ne déclare formellement son indépendance le 9 juillet, pourraient reprendre à tout moment les hostilités. Une éventualité que le président Omar El Béchir n’écarte pas.

« En raison des bombes à retardement », dit-il. « Si les liens de nos frères de l’Armée de libération du peuple soudanais les poussent à inventer des problèmes, ils perdront, comme ils l’avaient déjà expérimenté tant à Abyei qu’au Sud-Kordofan », récise-t-il dans une interview accordée à Xinhua, une agence chinoise. Selon El Béchir qui cite un rapport de la commission d’estimation et d’évaluation, le Nord s’est acquitté de 100% de ses engagements liés aux dispositions d’arrangement de sécurité à la différence du SPLM qui en a fait que 37%. « Le SPLA n’a pas tenu ses promesses et la bombe à retardement qui a conduit au conflit au Sud-Kordofan pourrait conduire à un problème sur le Nil Bleu », conclut-il avant de réaffirmer sa volonté de coopérer avec le Sud dans le pétrole si celui-ci choisit une des deux options : partage continu des revenus pétroliers ou paiement des frais souverains liés aux exportations le Nord. A défaut, Khartoum fermera l’oléoduc. Le Sud, qui compte sur le pétrole pour assurer 95% de son budget, se pliera-t-il aux conditions du Nord ? Pas sûr.

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