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Bataille de Tripoli : Par qui elle est menée ?

le 25 août 2011 à 14:56 

Six jours après le déclenchement de l’opération «Sirène», le voile commence à se lever sur la manière dont est menée la bataille de Tripoli. Les éléments des forces spéciales anglaises, françaises, qataries et jordaniennes ont joué un rôle clé au sol, aux côtés des rebelles. Ces forces spéciales camouflées en habits civils locaux et portant les mêmes armes que les rebelles se concentrent maintenant sur la recherche de Kadhafi.

Le quotidien rapporte que «pour la première fois, des sources au ministère britannique de la Défense ont confirmé que des forces spéciales SAS ont été déployées en Libye depuis plusieurs semaines et ont joué un rôle clé dans la coordination de la bataille de Tripoli». Ces forces spéciales qui sont camouflées avec des habits civils locaux et portent les mêmes armes que les forces d’opposition libyennes, ont reçu pour instruction de se concentrer maintenant sur la recherche du colonel Kadhafi, croit savoir le quotidien.

Interrogé sur le fait de savoir si les «renseignements et équipements», fournis à la rébellion libyenne pouvaient englober des forces spéciales, telles que les commandos SAS britanniques, le ministre britannique de la Défense, Liam Fox, a répondu : «Nous ne pouvons faire aucun commentaire sur les forces spéciales pour le moment.» Il s’est juste contenté d’affirmer que l’OTAN contribue à la traque du colonel Kadhafi en fournissant «des renseignements et des équipements de reconnaissance». «Je peux confirmer que l’OTAN fournit des renseignements et des équipements de reconnaissance au Conseil national de transition pour aider à localiser le colonel Kadhafi et d’autres membres restants du régime», a indiqué Liam Fox. Le ministère de la Défense a expliqué qu’il s’agissait de matériels militaires tels «qu’avions et matériels aériens».

Pour la première fois depuis le début de la rébellion en Libye, assistée par les forces de l’OTAN, des informations font état de l’existence de soldats étrangers notamment britanniques sur le sol libyen aux côtés des insurgés et ce depuis plusieurs semaines. Un haut responsable de l’OTAN a révélé au réseau CNN américain «l’existence de forces spéciales étrangères, notamment britanniques, françaises, jordaniennes et qataries sur le territoire libyen» chargées de faire des opérations à Tripoli et dans les autres régions pour assister les rebelles dans leurs actions. «Les forces spéciales britanniques en particulier ont assisté les unités militaires des insurgés dans leur meilleure organisation dans l’exécution des opérations tandis que les forces qataries et françaises les ont aidées dans l’armement.» Les forces spéciales, selon toujours ce responsable, ont effectué des déplacements avec les insurgés dans plusieurs villes à travers tout le territoire libyen. «Les forces spéciales étrangères ont fourni également des informations aux avions de guerre qui opèrent des raids aériens et des missions de reconnaissance à Tripoli», a ajouté le responsable. «Cela avait une importance particulière durant les derniers jours dans la capitale quand les rebelles se sont dirigés vers Tripoli. Les forces spéciales ont aidé les insurgés dans le domaine de l’information et de la communication avant le début de l’attaque contre la capitale», a poursuivi le responsable de l’OTAN.

Une résistance acharnée

Les rebelles tentaient ce jeudi de prendre le contrôle des dernières poches de résistance à Tripoli et de se rapprocher de Syrte, ville natale et bastion de Kadhafi dont la tête est désormais mise à prix. Le Conseil national de transition (CNT), en effet, offre une récompense de 1,7 million de dollars pour la capture de Kadhafi, mort ou vif. Les rebelles ont également offert «l’amnistie garantie par le peuple» à tout proche de Kadhafi qui déciderait de le tuer ou de le livrer. «Le régime de Kadhafi ne sera pas fini tant qu’il ne sera pas capturé vivant ou mort», a affirmé le chef du Conseil national de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil, soulignant que «son comportement nous fait redouter une catastrophe», en allusion à deux messages sonores du colonel Kadhafi dans la nuit de mardi à mercredi. Dans la journée de mercredi, des combats se sont poursuivis à Bab al-Aziziya et dans le quartier voisin d’Abou Slim, fief des troupes fidèles au régime. Ils ont cessé en début de soirée, laissant place à des tirs sporadiques. Selon des journalistes, les rebelles semblaient contrôler tout le centre-ville de la capitale. Pour les rebelles combattant à Tripoli, une autre priorité était la sécurisation de la route menant à l’aéroport, où ils se heurtaient à une résistance acharnée. Sur le front Est, les rebelles reconnaissent faire face à une résistance inattendue des forces loyalistes à Ben Jawad, entravant leur progression vers le fief kadhafiste de Syrte. Et dans l’Ouest, des forces loyales à Mouammar Kadhafi encerclaient et bombardaient Zouara, sur la route côtière menant à la frontière tunisienne. Les rebelles, qui tenaient le centre-ville, ont demandé l’aide des combattants des montagnes de Nefoussa qui commencent déjà à arriver

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