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Etat palestinien : Mais que veut donc Israël ?

le 26 mai 2011 à 10:20 

Une fois de plus, l’intransigeance d’Israël défraie la chronique internationale. Fallait-il s’en étonner quand on sait qu’il a toujours recours à des subterfuges pour éviter la paix. Ainsi, en l’espace de quelques jours seulement, l’envoyé du Président Obama pour trouver une solution au problème palestino-israélien a jeté l’éponge.

Pourtant, M. Mitchell a déployé durant des années, une somme d’efforts et de patience pour inviter les protagonistes à dialoguer, à rapprocher leurs points de vue, pour trouver une solution juste et équitable au conflit à la fois le plus vieux mais aussi le plus explosif de la planète. N’a-t-il pas été à l’origine de plusieurs guerres ? C’est, en fait, une véritable poudrière.

Le représentant du Président américain a préféré renoncer à sa mission devant le refus israélien de respecter ses engagements et surtout la légalité internationale. C’est le retour à la case départ, plongeant ainsi la communauté internationale de plus en plus attachée à la paix et à la sécurité dans cette région du monde, dans l’incertitude et l’angoisse. Car personne, aujourd’hui, ne pourra prédire, avec certitude, la tournure que va prendre l’évolution dans la région. Après cet échec, voilà qu’Israël récidive à Washington même, en refusant la proposition du Président américain de créer un Etat palestinien sur les frontières d’avant 1967. Le non israélien à cette proposition, pourtant acceptée par l’ensemble de la communauté internationale, vient du Premier ministre d’Israël en visite aux Etats-Unis. C’est dans le bureau du Président américain et face à la presse internationale qu’il a signifié la fin de non-recevoir, humiliant ainsi, et ce n’est pas la première fois, le chef d’Etat de l’hyperpuissance. Car, il faut bien souligner que ce n’est pas la première fois que le Président américain essuie un tel échec.

Cependant, ce qui est surprenant, c’est qu’Israël invoque des menaces «imaginaires» pour justifier à la fois son refus de la proposition américaine mais aussi son opposition à la création d’un Etat palestinien. Il décrit une situation apocalyptique qui pourrait se produire à court terme dans la région où l’on verrait l’apparition de régimes islamistes, proches de l’Iran, et donc forcément terroristes. En un mot, chaque fois qu’il est aculé à faire des concessions pour arriver à la paix, tant souhaitée mais chaque fois reportée, Israël trouve des subterfuges pour faire «capoter» le projet. C’est donc l’éternel recommencement et ce, depuis sa création en 1948. Tour à tour, il trouve des arguments fallacieux pour ne pas respecter ses engagements, faire échouer des négociations ou opposer un refus, voire défier la légalité internaitonale, à toute idée de créer un Etat palestinien ou de rendre le Golan à la Syrie. Le nucléaire iranien, Hamas, le récent accord entre les deux ailes du mouvement national palestinien (pourtant salué par toute la communauté internationale)… ont été utilisés et instrumentalisés par Israël pour faire reculer les échéances, c’est-à-dire accepter un Etat palestinien. Tous les moyens sont bons, y compris en développant la colonisation dans les territoires occupés et ce, malgré l’opposition de toute la communauté internationale.Certes, l’on sait qu’Israël est un appendice de l’Occident dans une région sensible.

Qu’il est aussi son meilleur allié puisque l’Occident lui a tout donné : un territoire, une vie internationale, des armes de destuction massive et un soutien contre vents et marées. L’on sait également, puisque les dirigeants occidentaux l’ont clairement déclaré, du président de l’hyper-puissance à celui de la France, en passant par les responsables anglais, allemands…, que la sécurité de l’Occident dépend de celle d’Israël… Comme si les Etats arabes voulaient porter atteinte à la sécurité de ces puissants du monde. L’on sait tout cela, mais tout de même pratiquer injustement (c’est un pléonasme, j’en conviens) la politique de «deux poids, deux mesures», piétiner la légalité internationale et fermer les yeux sur les crimes commis par Israël, c’est un fait inédit dans les annales de l’histoire du monde. Un Etat créé de toutes pièces et porteur de dangers potentiels pour la paix et la sécurité dans le monde, soutenu de cette façon, ne peut que soulever moult interrogations.

Si Israël a réussi une telle prouesse avec les plus puissants de ce monde qui, au demeurant, n’hésitent pas à envahir des pays (comme par hasard, ils sont tous Arabes ou musulmans) sur la base d’arguments insoutenables sur tous les plans (l’Irak, par exemple, a été envahi sur la base d’un mensonge d’Etat), c’est que l’Occident a certainement une «dent» contre tout le monde arabo-musulman.

Car, il faut bien le souligner qu’il ne manque pas de moyens de pression et autres, pour faire imposer la légalité internationale à un Etat le plus aventurier de la planète. Il est clair que le soutien inconditionnel de l’Occident encourage Israël dans sa folie suicidaire. Peut-être qu’il est temps que les pays arabes s’adressent directement à l’opinion publique occidentale, et même israélienne, sur les dangers de la politique de leurs dirigeants, politique irrationnelle car soumise aux lobbies les plus débridés.

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