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Hollande : l’écoute et la concertation pour convaincre

le 26 juillet 2012 à 9:00 

Depuis le début de son mandat plusieurs dossiers montrent que le nouveau président dispose d’une capacité impressionnante à faire plier ses collaborateurs à sa vision, sans avoir besoin de la leur imposer, sans les brusquer, en les écoutant et en respectant leurs positions.

Au sein de la gauche, déjà, François Hollande est parvenu à représenter les divers courants dans son gouvernement (Laurent Fabius, Christianne Taubira, Cécile Duflot, Pierre Moscovici…) autour de son projet, tout en positionnant ses proches (Michel Sapin, Jérôme Cahuzac…) a des postes stratégiques.
Le PS est libre de ses orientations, ses personnalités gardent leurs caractères, mais tous sont unis autour du projet présidentiel.
On a pu voir également lors des entretiens avec les syndicats que le président entre dans une démarche de collaboration et non plus d’autoritarisme. Les différentes réformes proposées par le gouvernement ont été validées par les syndicats, qui sont ressortis satisfaits des négociations.
Les rapports du président avec les grands patrons du secteur public changent de ceux du président Sarkozy. Sans inféoder les chefs d’entreprise, comme son prédécesseur, Hollande a su leur imposer les grandes lignes de son projet. Les chefs des entreprises publiques ont tous accepté de jouer le jeux de leurs baisses de salaires. Même les rapports du président de la république avec le PDG d’Edf, Henri Proglio sont apaisés et productifs. Alors que l’on prévoyait que le patron d’Edf se ferait « purger » par Hollande, comme le disait Nathalie Kosciusko-Morizet, Proglio a été maintenu en place et il applique les nouvelles orientations, plus environnementales et sociales, du gouvernement à son groupe.
Le constat est le même à l’international où l’on avait prédit de violents échanges entre Hollande et les autres chefs d’états. Avec Angela Merkel et l’Union européenne, la collaboration se passe bien, le président a accordé quelques concessions à la chancelière allemande mais il a fait accepter par tous le principal, sa volonté de mener une politique de croissance. Bel exemple d’échange démocratique sans passer par les conflits. Avec Barack Obama, François Hollande a réussi à garder son cap, faisant accepter au président américain le retrait des troupes françaises d’Afghanistan plus tôt que prévu.
Loin de l’image de l’homme faible qui cède tout à ses interlocuteurs, François Hollande prouve chaque jour que l’écoute et l’acceptation des avis et des personnes avec qui il est emmené à travailler est la meilleure arme pour faire passer ses idées.

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