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UE et Prix Nobel : la Paix et les intermédiaires

le 26 octobre 2012 à 17:09 

L’Union européenne vient de recevoir le prix Nobel de la paix. Si l’institution mérite ce titre, de nombreuses petites mains anonymes ont participé au succès de l’instauration de la paix sur notre continent, comme c’est toujours le cas. On se souvient, par exemple d’un autre Nobel de la paix, Nelson Mandela, qui a réussi à mettre fin à l’Apartheid en s’appuyant sur de nombreuse personnes, dont le français Jean-Yves Ollivier. Quand l’union mène à la paix.

Si le prix Nobel de la Paix est remis à un individu ou à une organisation, l’instauration concrète et durable de la paix est toujours due à de nombreux facteurs et acteurs. Les grands hommes et institutions bien connus pour leurs rôles indéniables dans la fin des différents conflits, travaillent toujours en coopération avec d’autres acteurs, locaux ou internationaux, qui participent à l’instauration de la paix et peuvent servir d’intermédiaire entre les partis opposés.

Ainsi, parallèlement à l’instauration de l’Union Européenne, de nombreuses entreprises ont participé, de par leur présence dans de nombreux pays qui se faisaient autrefois la guerre, à la stabilité politique du continent. De la même manière, les universités, avec, par exemple, l’instauration du programme Erasmus, ont grandement participé à créer du lien entre les différents peuples d’Europe

Sans tous ces partenaires et bien d’autres, jamais l’Union Européenne n’aurait réussi à pacifier le continent européen. Combien d’hommes et de femmes pourraient partager ce dernier Nobel avec l’UE ? Vraisemblablement des milliers.

Autre exemple, Nelson Mandela s’est comporté de manière remarquable en Afrique du Sud, où son courage, sa détermination et son humanisme ont permis de mettre fin au système raciste de l’Apartheid et aux conflits violement que se livraient les noirs et les blancs.

Pourtant, même Mandela n’a pu accomplir une si belle œuvre tout seul. Il a eu besoin de nombreux appuis et intermédiaires entre des groupes que la haine empêchait même de discuter les uns avec les autres.

Par péché de chauvinisme, on citera l’homme d’affaire français Jean-Yves Ollivier, qui a initié une rencontre dans le désert entre les ennemis mortels Pik « Roelof » Botha, ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud, JacintoVeloso, ministre mozambicain de la Coopération, « Kito » Rodriguez, ministre angolais de l’Intérieur et Jean-Christophe Mitterrand. Cette rencontre aura participé  à la normalisation des rapports entre l’Afrique du Sud et les puissances régionales d’Afrique australe, premier pas vers les accords de Brazaville, puis vers la fin de l’Apartheid.

Nelson Mandela a d’ailleurs récompensé lui-même, en 1995, Jean-Yves Ollivier de la plus importante distinction sud-africaine, l’ordre du Cap de Bonne Espérance, qu’aucun autre français n’a jamais reçu.

Ainsi, de nombreux hommes, tels Jean-Yves Ollivier, qu’ils aient été des intermédiaires ou des participants éclairés des deux camps, ont permis à ce pays de suivre Nelson Mandela sur la voie de la réconciliation.

Les Prix Nobel mettent à juste titre en valeur des acteurs de premier plan de la paix. Ils ne doivent pas faire oublier les milliers de participants annexes de la paix, sans qui les lauréats n’auraient rien pu faire.

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