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Crise yéménite: le pouvoir et l’opposition sont favorables à la signature lundi d’un accord

le 27 avril 2011 à 12:55 

L’opposition yéménite a accepté mardi l’invitation des pays du Golfe pour la signature lundi prochain d’un accord de sortie de crise prévoyant le départ « d’ici quelques semaines » du président Ali Abdallah Saleh, initialement prévue mercredi et déjà acceptée par le gouvernement.

Dans le cadre de leur médiation engagée quatre mois après le début des manifestations réclamant le départ de M. Saleh, les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe (CCG, six pays), ont invité le pouvoir yéménite et l’opposition pour la signature d’un accord découlant d’un plan qui prévoit la démission avec une garantie d’immunité, du président Ali Abdallah Saleh, un mois après la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation nationale.

La cérémonie de signature, prévue initialement mercredi, a été reportée à lundi prochain, à la demande de l’opposition, selon un responsable du CCG qui comprend outre l’Arabie saoudite, le Koweït, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar et le sultanat d’Oman. « Les deux parties doivent recevoir mercredi les invitations pour la cérémonie prévue lundi », a fait savoir un dirigeant de l’opposition parlementaire yéménite, Hassan Zayd.

« Nous avons reçu une invitation de l’Arabie saoudite pour la signature à Ryadh de l’accord sur l’initiative du Conseil de coopération du Golfe (CCG) », a indiqué pour sa part Soltan al-Barakani, le secrétaire général adjoint du Congrès populaire général (CPG, au pouvoir) qui avait déjà accepté samedi l’initiative des monarchies du Golfe.

Pour sa part, un responsable de l’opposition a confirmé qu’une délégation représentant le Front commun, coalition de l’opposition parlementaire, se rendrait à Ryadh pour signer cet accord.

Au 29e jour de la mise en application de l’accord, la Chambre des députés approuverait une loi accordant l’immunité au président et à ses collaborateurs. M. Saleh démissionnerait ensuite en faveur du vice-président qui aurait à organiser, dans un délai de 60 jours, une élection présidentielle. Le Parlement élaborerait ensuite une nouvelle Constitution qui serait soumise à référendum et suivie par des élections législatives. De son côté, M. Saleh dont le mandat expire en 2013, avait répété dimanche qu’un changement de régime passerait par « les urnes ».

Vendredi, il avait réaffirmé qu’il acceptait ce plan, mais répété qu’il ne cèderait le pouvoir que dans le cadre d’un processus ordonné et constitutionnel. Exprimant par ailleurs son appui à l’initiative du CCG pour une résolution de la crise au Yémen, la Grande Bretagne a souligné que le plan du CCG permettra « d’éviter de nouvelles violences et permettre la création d’un nouveau gouvernement qui devra s’attaquer aux graves problèmes économiques, sociaux et sécuritaires ».

En revanche, les protestataires qui exigent le départ « immédiat » de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, ont réitéré lundi à Taëz, au sud de la capitale Sanaa, leur rejet du plan de sortie de crise. Selon des sources médicales et des témoins, au moins deux personnes ont été tuées par balles et des dizaines blessées lorsque les forces gouvernementales, massivement déployées à Taëz, étaient intervenues pour bloquer la progression des centaines de milliers de manifestants.

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