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Jean-Pierre Chevènement ne juge pas utile une modification du traité de Schengen

le 27 avril 2011 à 20:03 

Le président de l’Association France-Algérie, le sénateur Jean-Pierre Chevènement ne voit pas l’utilité d’une modification du traité de Schengen, estimant que pour des raisons électorales, on tend à faire des immigrés le « problème central » de la société française.

Evoquant dans un entretien au site Internet Public Sénat, l’opportunité de revoir le dispositif de Schengen, M. Chevènement, également président d’honneur du Mouvement Républicain et citoyen souligne que dans l’article 5, figurent des dispositions qui peuvent permettre d’introduire « un minimum de viscosité aux frontières en cas d’afflux majeur « .

Il relève cependant qu’aujourd’hui « on exagère beaucoup et on tend pour des raisons électorales, à faire, des immigrés le problème central de la société française, alors qu’elle connaît des difficultés sur le plan de la croissance, du chômage, des inégalités et naturellement il y a un malaise qui se cristallise sur l’immigration ». « Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problèmes qui se posent. Mais il y a quelque chose de malsain, de morbide, dans cette focalisation absurde », a-t-il fait valoir, relevant qu’il y a quand même un arrangement à trouver entre les différents pays européens pour résoudre le problème de ceux qui sont particulièrement concernés », citant notamment les Libyens, « du fait de la guerre qui y sévit en Libye, qu’il faudrait d’ailleurs arrêter « .

S’agissant des Tunisiens, qui, a-t-il poursuivi, « n’ont pas de raisons politiques de venir en Europe, ce sont des raisons économiques qui les poussent. C’est donc un plan d’aide économique à la Tunisie et à tous les pays de la rive sud de la méditerranée qui est nécessaire ».

Il considère qu’ « avec un peu de bonne volonté, les gouvernements européens auraient pu trouver une solution humaine et décente au problème qui se pose, s’agissant notamment des réfugiés libyens ou sahéliens (à) qu’on aurait pu se répartir facilement ».

Le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy et le président du Conseil italien Silvio Berlusconi se sont rencontrés, mardi à Rome, pour examiner entre autres le dossier de l’immigration. Les deux hommes se sont mis d’accord pour renforcer temporairement les contrôles d’identité aux frontières intérieures, impliquant une révision du traité de Schengen « dans les circonstances exceptionnelles actuelles ».

Les deux pays ont envoyé une lettre commune à Bruxelles, qui détaille les modifications souhaitées et un porte-parole de la Commission européenne a annoncé que celle-ci, allait « redéfinir les conditions exceptionnelles » permettant aux Etats membres de Schengen de rétablir « temporairement » des contrôles à leurs frontières nationales.

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