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Libye : Le CNT prend ses quartiers à Tripoli, Kadhafi reste introuvable

le 27 août 2011 à 2:53 

Alors que la diplomatie algérienne dément avoir conditionné la reconnaissance du CNT libyen contre l’engagement de ce dernier dans la lutte antiterroriste dans la région, le CNT s’installe à Tripoli. Maâmmar Kadhafi, qui demeure encore introuvable, s’est de nouveau manifesté dans un message télévisé. Parallèlement, les combats continuent dans plusieurs régions en Libye.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ali Bellani, a formellement démenti les propos rapportés avant-hier par la chaîne Al Arabiya, selon laquelle l’Algérie conditionnait sa reconnaissance du Conseil national de transition, organe politique des rebelles libyens, à l’engagement de celui-ci à lutter contre Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Par ailleurs, le gouvernement par intérim de l’insurrection libyenne, le Conseil national de transition (CNT), dont le siège était jusqu’ici à Benghazi, a annoncé son installation dans la capitale Tripoli. A ce sujet, le vice-président du CNT, Ali Tahouni, a indiqué lors d’une conférence de presse : «Je déclare le début et la reprise du travail du comité exécutif à Tripoli. (…) Longue vie à une Libye démocratique et constitutionnelle et gloire à nos martyrs».

De son côté, huit hauts responsables du CNT sont arrivés avant-hier dans la capitale pour préparer la transition politique, a annoncé un porte-parole du CNT, Mahmoud Chammam. Dans ce contexte, Ali Tahrouni, le chargé des Finances au sein du CNT dira que la non capture de Kaddafi ne devrait pas constituer un problème à l’installation de leur gouvernement, affirmant ainsi : «Nous pouvons commencer à rebâtir notre pays». Quant à Kaddafi, «il se déplace d’un égout à l’autre», a-t-il affirmé.

Kadhafi a appelé à la lutte armée pour vaincre «les ennemis»

À Tripoli, deux jours après la prise de Bab al-Aziziya, le quartier général de Maâmmar Kaddafi, les opposants à la Jamahiriya, ayant mis sa tête à prix pour la somme de deux millions de dollars, continuent de traquer le dirigeant libyen en fuite. Ce dernier a appelé ses partisans, dans un message sonore diffusé avant-hier, à sortir de chez eux et mener une lutte armée pour vaincre les «ennemis» et «libérer» Tripoli. «Il faut résister contre ces rats d’ennemis qui seront vaincus grâce à la lutte armée», a déclaré le colonel dans l’enregistrement diffusé par la chaîne satellitaire Arrai basée en Syrie.

En plus des combats à Tripoli, l’Otan bombarde Syrtre

Dans la ville, les rebelles ont combattu les pro-kadhafi dans quelques poches de résistance. A Tripoli, après plusieurs heures de combats intenses, les rebelles ont réussi à prendre le contrôle d’Abou Salim, un quartier du sud de la ville proche de Bal Al-Aziziya, mais les combats se sont déplacés dans le secteur voisin de Machrour, a indiqué le chef d’un bataillon de combattants. Après avoir pris le contrôle de Bab al-Aziziya, les rebelles cherchaient en effet surtout à mettre la main sur le colonel Kaddafi et ses fils, qui à ce stade des événements, restent toujours introuvables. Sur le front Est, les troupes insurgées ont essayé de progresser vers la ville de Syrte, la ville natale de Maâmmar Kaddafi, bombardée par des avions de l’Otan, un refuge potentiel pour le Guide libyen en fuite, selon la rébellion.

A ce propos, selon l’ex-Premier ministre du régime libyen, Abdessalem Jalloud a déclaré à la presse à Rome : «Il n’a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux possibilités. La première est que le Guide se soit caché dans la partie méridionale de Tripoli, ou alors quil soit déjà parti depuis un certain temps». En outre, dans l’Ouest, Zouara toujours contrôlée par la rébellion, reste encerclée par les forces loyalistes, ont indiqué avant- hier des rebelles de Sobratah qui s’apprêtaient à désenclaver cette ville. En outre, les forces pro et anti-Kaddafi se sont affrontées hier après-midi à Ras Ajdir, à proximité de la frontière tunisienne.

De plus, les rebelles libyens ont annoncé avant-hier avoir pris le jour même le contrôle de la localité stratégique d’Al-Wyg, dans l’extrême sud-saharien. Se revendiquant du Conseil national de transition (CNT), ces rebelles se font appeler le «Bataillon du bouclier du désert» et le «Bataillon des martyrs d’Um Al-Aranib». Majoritairement Toubous, une minorité ethnique du sud saharien, ces combattants sont dirigés par Barka Wardougou. Proche des frontières du Niger et du Tchad, la localité d’Al-Wyg tombée avant-hier entre leurs mains «est stratégique, notamment car elle abrite une piste d’atterrissage», selon Barka Wardougou. Le conflit en Libye a fait «plus de 20 000 morts» depuis la mi-février de l’insurrection contre le régime de Maâmmar Kaddafi, a déclaré avant-hier Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition (CNT).

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