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Catastrophe naturelles : Comment y adapter la ville d’Alger ?

le 28 janvier 2012 à 13:40 

Une commission d’étude et d’adaptation de l’espace urbain d’Alger aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles a été officiellement installée jeudi à Alger par le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Chérif Rahmani.

Cette commission a pour mission l’élaboration d’une étude technique sur la possibilité d’adaptation de la ville d’Alger aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles tels les séismes et les inondations.

«Le changement climatique et les risques naturels sont un exemple de problématique commune à l’ensemble de la région méditerranéenne, pour lequel un échange de connaissances et de bonne pratique au niveau régional peut avoir de l’intérêt», a indiqué M. Rahmani en marge de l’installation officielle du comité de pilotage de l’étude sur l’adaptation de la ville d’Alger aux changements climatiques et aux risques naturels. Dans le même sillage il a expliqué que cette étude a pour objectif de renforcer les capacités des institutions algériennes dans l’adaptation au changement climatique et gestion des risques naturels et plus particulièrement, de fournir aux institutions algériennes un outil méthodologique pour la caractérisation des vulnérabilités urbaines et l’adaptation au changement climatique qui pourra être utilisé sur d’autres sites.

L’étude qui concernera en premier lieu la ville d’Alger, sera élargie aux autres villes algériennes exposées aux catastrophes naturelles, a souligné le ministre, précisant que ces villes connaîtront une croissance démographique pouvant dépasser les 14 millions d’habitants à l’horizon 2030. Pour sa part Mme Mathilda Mouton, consultante, a déclaré que «cette étude est très importante, tant que celle-ci réduira le risque aggravé par le changement climatique qui peut induire des inondations et l’augmentation du niveau de la mer.

Afin d’éviter ce risque la meilleure solution que nous proposons est de ne pas construire sur les zones où il y a risque et de renforcer les bâtiments construits sur ces zones». La commission technique, qui est «une instance consultative» est composée d’experts algériens chargés du suivi de l’état d’avancement et de l’évaluation de l’étude sur le plan technique ainsi que la facilitation des échanges entre les bureaux d’études et les partenaires techniques. Cette étude s’inscrit dans le cadre de la démarche du traitement intégré des enjeux de la Méditerranée, lancée par le Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée (CMI) au niveau régional, en coordination avec la Banque Mondiale (BM). Soulignons enfin qu’une étude a été déjà effectuée sur les effets des changements climatiques, ayant concerné cinq villes méditerranéennes dans un premier temps, à savoir Tunis (Tunisie), Casablanca (Maroc), Alexandrie (Egypte), Beyrouth (Liban) et Amman (Jordanie).

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