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Syrie : L’Europe met la pression sur Al Assad

le 28 avril 2011 à 12:19 

L’étau se resserre sur Damas qui se doit d’affronter à la fois la menace de renversement des opposants et des foudres de l’Occident mobilisé pour exercer une pression de tous les instants. Ainsi, un groupe de 150 opposants, requérant l’anonymat, pour des raisons de sécurité disent-ils, est sorti de l’ombre pour promouvoir une « initiative nationale pour le changement ».

Dans un communiqué, il est clairement stipulé que « le régime au pouvoir a le choix entre deux seules alternatives : soit il conduit lui-même le changement vers la démocratie, soit les protestataires mènent une révolution populaire qui renversera le régime et aboutira à ce changement après une période de violences et de troubles». Dans le jeu trouble des surenchères, disqualifiant a posteriori toutes les réformes des pays cibles, il n’y a donc rien de plus clair sur les motivations de la démarche contestatrice prétendument pacifique.

« Pour introduire des réformes politiques radicales, il est nécessaire de commencer à élaborer une nouvelle Constitution qui garantisse les droits essentiels des citoyens et assure une totale séparation entre les pouvoirs législatif, juridique et exécutif, et de mettre en œuvre une réforme radicale du système judiciaire miné par la corruption », affirme péremptoirement les auteurs « anonymes » balayant d’un revers de la main les réformes portant sur l’abrogation de l’état d’urgence, les tribunaux d’exception et autres mesures sociales. C’est que, dans les conditions de l’approfondissement de la crise syrienne, le levier de l’intervention occidentale prend le relais du cycle vicieux de la contestation-répression. L’étau se resserre sur le régime ébranlé et voué à un isolement international.

Tout en étant menacé de la saisine du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’Europe (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie) se prépare, dans le cadre d’une « démarche coordonnée », au durcissement de sa position, en procédant à la convocation des ambassadeurs de Syrie pour leur signifier leur condamnation de la répression. En même temps, une réunion des représentants des 27 pays de l’UE est prévue, vendredi, à Bruxelles, au cours de laquelle la question d’éventuelles sanctions doit être abordée. «Toutes les options sur la table », envisagées par Bruxelles, laissent à penser que le gel des avoirs et des visas à l’encontre des dirigeants syriens figure en priorités. Un gel de l’aide européenne vers la Syrie a également été évoqué mais ne fait pas l’unanimité au sein des 27. Damas, sous haute pression, réussira-t-elle à déjouer le piège de l’intervention étrangère ?

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