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Syrie: la communauté internationale appelle au dialogue

le 28 avril 2011 à 20:38 

La communauté internationale a réitéré jeudi ses appels au dialogue en Syrie et à la mise en oeuvre des réformes annoncées par le régime syrien qui fait face depuis la mi-mars à un mouvement de contestation populaire notamment dans le sud du pays, où plusieurs personnes ont été tuées dans des violences.

Ce mouvement de contestation, qui a débuté à Deraa dans l’extrême sud du pays, où l’armée a été déployée pour rétablir l’ordre et la sécurité, selon les autorités syriennes, avait fini par gagner la plupart des régions du pays, marqué par des violences qui ont causé la mort de dizaines de personnes, suscitant les inquiétudes de l’ensemble de la communauté internationale.

Le secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu a exprimé jeudi sa « préoccupation » quant à la situation prévalant dans ce pays.  Lors d’une conversation téléphonique avec le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, M. Ihsanoglu, a exprimé son « vif regret pour le grand nombre de morts et de blessés », dans le violences survenues dans ce pays, en appelant « à la retenue » et « à ne pas recourir à la violence ».

Il a, en outre, exhorté le gouvernement syrien à mettre en oeuvre « les réformes annoncées » et à établir « un dialogue constructif avec les forces nationales pour satisfaire les revendications légitimes du peuple syrien ». Le Qatar a également lancé un appel au dialogue pour calmer le mouvement de contestation, tout en espérant que « la raison et la sagesse » prévaudront pour résoudre cette question « au plus vite ».

« Le Qatar a d’excellentes relations avec la Syrie et a de la peine face à ce qui se produit. Nous espérons que la raison et la sagesse prévaudront pour résoudre cette question au plus vite », a déclaré le Premier ministre qatari, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani. Le Premier ministre a appelé à « un dialogue constructif pour parvenir à un résultat qui répondrait aux aspirations du peuple syrien et garantirait la stabilité en Syrie ». « Nous espérons que la question sera résolue à l’intérieur de la maison syrienne, et au plus vite », a-t-il ajouté

La nécessité du dialogue a été également soulignée par la Chine qui a fait part de son souhait de voir « les différentes parties en Syrie règler leur divergences par le dialogue politique ».

« Nous nous félicitons que le gouvernement syrien a levé l’état d’urgence et a annoncé qu’il lancerait des réformes politiques et entamerait un dialogue national et une enquête sur tous les incidents qui ont eu lieu récemment », a affirmé représentant permanent chinois auprès des Nations unies, Li Baodong. Le Conseil de sécurité a tenu mercredi une réunion spéciale sur

la Syrie après avoir échoué à se mettre d’accord sur une condamnation commune de ce pays. La Russie et la Chine ayant bloqué une déclaration proposée par la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et le Portugal qui condamnait l’intervention de l’armée. La Russie a averti devant le Conseil qu’une ingérence extérieure pouvait conduire à la guerre civile dans ce pays et affirmé que la répression en cours ne constituait pas une menace pour la paix internationale.

La crise en Syrie « ne représente pas une menace pour la paix et la sécurité internationales », a déclaré Alexandre Pankine, ambassadeur adjoint de la Russie à l’ONU, en ajoutant que la vraie menace « pourrait venir d’une ingérence extérieure ».

Pour résoudre la crise, Moscou estime que la solution vient de l’intérieur par le biais du dialogue entre le gouvernement et l’opposition afin de mettre fin à cette situation. Dans le cadre des efforts internationale visant à dénouer cette crise,

la Ligue arabe a indiqué qu’elle a convenu d’avancer la date de la tenue de la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères arabes, qui se tiendra le 5 mai prochain au lieu du 15. Les chefs de diplomatie arabes vont évoquer lors de cette réunion les derniers développements de la situation en Syrie et dans plusieurs autres pays arabes, afin d’adopter une position commune face à cette situation.

Pays voisin et partenaire de la Syrie, la Turquie a pour sa part dépêché un émissaire à Damas pour encourager le gouvernement syrien à redoubler d’efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité dans le pays. La Grande-Bretagne, par la voix de son chef de la diplomatie, William Hague, s’est également jointe aux appels internationaux pour des des réformes.

« Le président Bachar Al-Assad a prononcé deux discours importants dans lesquels il annoncé des reformes, il n’est pas trop tard pour mettre en oeuvre ces réformes, et éventuellement des réformes supplémentaires », a-t-il dit.

Ces efforts internationaux interviennent alors que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU doit tenir vendredi une session spéciale sur la situation dans ce pays. Sur le plan intérieur, les autorités syriennes ont réitéré leur volonté à poursuive les réformes, tout en soulignant que ces réformes doivent être menées dans la sérénité et la sécurité. Du côté du mouvement de contestation, les jeunes de la « révolution syrienne » ont appelé à une nouvelle manifestation vendredi, baptisé « la journée de la colère », en signe de solidarité avec Deraa, la ville où avaient débuté les premières marches contre le régime.

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