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Libye : Après la chute de Kadhafi, « La peur de la vendetta »

le 28 août 2011 à 1:11 

Face aux risques de graves dérapages, la communauté internationale a exprimé son refus du recours systématique aux représailles par les deux parties au conflit.

L’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine et la ligue arabe ont lancé, dans cette optique, un appel aux insurgés et aux partisans de Kadhafi pour «respecter leurs obligations humanitaires et internationales en matières de droits de l’homme».

Des témoignages portant sur des cas de torture et des mauvais traitements, commis par les belligérants, ont été publiés par Amnesty International dénonçant également les pratiques des exécutions sommaires de «nombreux prisonniers» dans les camps de Tripoli et de Zaouïa, détenus par Khamis Kadhafi, et des combattants pro-Kadhafi tués par balle dans le dos et gisant, ligotés, dans les rues de Tripoli. Des scènes d’une violence extrême ont même été rapportées par des médias internationaux présents sur les lieux.

La nouvelle Libye, au bord de la guerre civile, inquiète. La vendetta, soufflant rageusement sur la capitale et les villes en ruine, a fait réagir la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Elle a exigé qu’il «ne doit pas y avoir de représailles». Dans les mosquées de Tripoli, les imams ont appelé au calme. «Cette révolution a été celle de la liberté et de l’islam, alors il ne doit pas y avoir de revanche», a affirmé cheikh Wanis Mabrouk, célèbre pour ses diatribes contre le régime. La dérive est présente en force dans un pays proche du chaos.

Tout en se disant «prêt» à envoyer une force de police en Libye, soutenue par les Etats-Unis, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a affirmé qu’il y a «une nécessité urgente de rétablir l’ordre et la stabilité». Dans cette situation précaire et confuse, l’Union africaine qui a refusé de reconnaître le CNT privilégie le dialogue inter libyen pour permettre un règlement définitif de la crise. Pour le président sud-africain, Jacob Zuma, il urge d’œuvrer à la mise en place d’un gouvernement de transition «incluant toutes les parties». Car, pour l’heure, dit-il, «il y a encore des combats, dons nous ne pouvons pas dire que le CNT est la force qui est légitime maintenant». Transféré à Tripoli, le comité exécutif se veut effectif. L’annonce de la mise en service et l’arrivée prochaine du président Mustapha Abdeljalil, tributaire de la situation sécuritaire, ont été faites au cours d’une conférence de presse animée par le vice-président Ali Tahouni.

Les rebelles contrôlent l’aéroport de Tripoli

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Sur le terrain, les forces rebelles continuent leur progression vers l’ouest, annonçant hier matin avoir pris le faubourg de Qasr ben Ghachir, près de l’aéroport de Tripoli, assurant dans la foulée que la capitale ne comptait plus de forces encore fidèles au colonel Maâmmar Kaddafi. A ce sujet, ils ont assuré contrôler «entièrement» l’aéroport international de Tripoli. Soulignant toutefois que des poches de résistance subsistent encore aux alentours. Par ailleurs, après une nuit de combats, les habitants de Qasr ben Ghachir à 20 km au sud de Tripoli, ont célébré la libération de leur quartier en tirant des coups de feu en l’air et en piétinant des portraits du raïs déchu, qui est toujours introuvable. Omar el-Ghouzaïl, l’un des chefs militaires de la rébellion, a par ailleurs affirmé que ses hommes avaient «totalement» chassé les forces pro-Kaddafi hors de la capitale.

De plus, les insurgés ont chassé avant-hier soir les forces loyalistes libyennes du poste de Ras Djir, à la frontière libyo-tunisienne, où les couleurs de la «Libye libre» (rouge, vert, noir) ont été hissées, ont rapporté deux témoins cités par des agences. La bataille de Ras Djir, stratégique pour l’acheminement du ravitaillement de la Libye à partir du territoire tunisien, durait depuis le début de la journée. Pour sa part, l’Otan affirme maintenir la pression sur les forces du colonel Kaddafi. L’Organisation a annoncé qu’elle avait bombardé 15 véhicules et 4 autres cibles au sol, au cours des dernières 24 heures à Syrte, ville natale du dirigeant libyen.

L’UA ne reconnaît pas le CNT libyen

L’Union africaine (UA) a fait savoir qu’elle ne reconnaîtra pas le Conseil national de transition libyen (CNT), branche politique de la rébellion libyenne, mais qu’elle encourageait toutes les parties intéressées en Libye à accélérer le processus de la formation d’un gouvernement de transition inclusif.

Lomé reconnaît le CNT

Le Togo a annoncé samedi qu’il reconnaissait le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, comme seul pouvoir légitime en Libye. «Le gouvernement togolais (…) décide de reconnaître le Conseil national de transition comme seul représentant légitime du peuple et des intérêts de la Libye», ont annoncé les autorités de Lomé dans une déclaration lue à la télévision. Une dizaine de pays africains ont déjà reconnu le CNT, mais l’Union africaine réunie en mini-sommet à Addis Abeba a refusé vendredi de reconnaître sa légitimité, appelant à la place à la constitution d’un «gouvernement de transition incluant toutes les parties».

La Malaisie reconnait aussi

La Malaisie reconnaît le Conseil national de transition (CNT, l’organe politique de la rébellion libyenne), a annoncé le ministre des Affaires étrangères Anifah Aman dans un communiqué publié avant-hier soir. A ce sujet, ce dernier dira : «Nous avons bon espoir que le Conseil national de transition (…) gouvernera l’administration intérimaire vers l’unité nationale, la réconciliation et la reconstruction qui apportera une paix et la stabilité à la Libye et à son peuple» . Le Niger reconnaît «formellement le CNT comme la seule et unique autorité représentative du peuple libyen», a indiqué un communiqué officiel lu hier à la radio nationale nigérienne. Par ailleurs, Plusieurs installations médicales de Tripoli «manquent cruellement de fournitures et d’équipements médicaux essentiels» alors que les hôpitaux de la capitale libyenne voient affluer un nombre croissant de graves cas de traumatisme. C’est là un constat fait jeudi dernier par Médecins sans frontières (MSF).

Benghazi : arrivée d’un bateau d’évacuation

Le premier bateau destiné à évacuer les étrangers de Tripoli est arrivé hier à Benghazi avec à son bord 263 personnes, en majorité des Egyptiens et des Algériens qui fuyaient la capitale libyenne.

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Une réponse à “Libye : Après la chute de Kadhafi, « La peur de la vendetta »”

  1. intellectuel 28 août 2011 04:25

    Ils disent que Khadafi est un dictateur mais les libyens vivait tres bien par rapport à maintenant…
    Avant comment les Libyens vivaient…

    1-L’électricité à usage domestique est gratuite !

    2 – L’eau à usage domestique est gratuite !

    3- Le prix d’un litre d’essence est de 0,08 EUROS !

    4- Les banques libyennes accordent des prêts sans intérêts !

    5- Les citoyens n’ont pas d’impôts à payer, et la TVA n’existe pas !

    6- La Libye est le dernier pays dans la liste des pays endetté ! La dette publique est à 3,3% du PIB ! En France, elle est à 84,5% ! Aux US, 88,9% ! Aux Japon à 225,8% !

    7- Le prix pour l’achat d’une voiture (Chevrolet, Toyota, Nissan, Mitsubishi, Peugeot, Renault…) est au prix d’usine (voitures importées du Japon, Corée du sud, Chine, Etats-Unis…) !

    8- Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, le « gouvernement » attribue une bourse de 1 627,11 Euros par mois !

    9- Tout étudiant diplômé reçoit le salaire moyen de la profession du cursus choisi s’il ne trouve pas d’emploi !

    10- Lorsqu’un couple se marie, l’ »Etat » paie le premier appartement ou maison (150 mètres carrés) !

    11- Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, reçoit une aide de 300 EUROS par mois !

    12- Pour tout employé dans la fonction publique, en cas de mobilité nécessaire à travers la Libye, l’Etat fournit une voiture et une maison gratuitement. Et quelque temps après, ces biens sont à lui.

    Ma question est celle-ci qu’est ce que la « Communauté Internationale » appelle DICTATURE si la reine d’Angleterre, le roi de Belgique, l’empereur du Japon… doivent mourir au pouvoir avant d’être remplacé? Celui qui peut jeter un comprimé EFFERALGAN dans la mer et le retrouver après dix minutes, pourra me convaincre que KADHAFI est un dictateur. Vous pouvez toujours essayer. On ne tue pas une idée en coupant la tête de celui qui la porte. KADHAFI est un révolutionnaire.

    La lutte ne fait que commencer.

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