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Mouvement de grève : Le front social s’embrase en Algérie

le 29 avril 2012 à 15:46 

Les mouvements de protestation font tâche d’huile et se propagent comme une épidémie, reflétant un malaise social auxquelles les solutions d’urgence n’arrivent pas à y remédier. Tous les secteurs sont touchés par ce vent de protestation avec un dénominateur commun : l’amélioration des conditions socio-professionnelles.

Du côté des syndicats, les revendications ont toujours porté sur des problèmes essentiellement d’ordre matériel et statutaire. La liste est longue. A commencer par les greffiers qui, déterminés à aller de l’avant dans leurs revendications, ont décidé de braver les menaces de la tutelle et de poursuivre leur mouvement de grève.

La décision de poursuivre ce mouvement entamé pour rappel, le 10 avril dernier, a été prise tard dans la soirée de jeudi à l’issue de la réunion du Conseil national de la Fédération nationale du secteur de la justice (FNSJ), un syndicat affilié au Syndicat national des personnels de l’administration publique (SNAPAP). Même scénario du côté des praticiens de la santé publique. Suite à ce qui a été qualifié «de fuite en avant du ministre de la Santé quant à la prise en charge concrète de leurs revendication», le syndicat National des praticiens de la santé publique a informé dans un communiqué rendu public, l’ensemble de ses adhérents de sa décision d’observer, en signe de protestation, une (01) journée de grève nationale demain.

Lequel mouvement qui sera reconduit pour les trois journées du 07, 08 et 09 mai prochain. Ce n’est pas encore fini. Les écoles et les CEM de leur côté entament leur deuxième débrayage aujourd’hui après la grève de deux jours . L’UNPEF, a dans ce sens, fait appel à ses troupes «afin de faire réussir» le débrayage et ainsi faire valoir leur principale revendication : le gel de la dernière mouture du statut particulier des travailleurs de l’éducation. Pour leur part, les exploitants libres des stations-service menacent d’un gel national de l’activité des stations-service. Ils exigent une «réévaluation de la marge bénéficiaire qui est restée inchangée depuis 2005».

Le secteur des transports n’est pas en reste. Si la crise qui prévaut à la direction régionale SNTF-Ouest est loin de connaître son épilogue, les syndicalistes UGTA de l’Entreprise des transports urbains et suburbain d’Alger (ETUSA) brandissent eux aussi le menace de paralyser toute la capitale et ce à partir de mercredi, quoi que les avis concernant ce débrayage divergent. Même constat pour les travailleurs d’Algérie poste. Ils préfèrent «attendre un peu plus» avant de prendre une décision finale.

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