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Fin du Ramadan : Pour fêter l’Aïd El Fitr, des gateaux pour tous !

le 29 août 2011 à 22:06 

On sent pas trop l’Aïd, bien qu’on soit à quelques jours de la fête. Ces derniers jours du ramadan ne sont pas «aromatisés» des odeurs de fleur d’oranger, de vanille et de miel qui, dans le temps, se dégageaient des fours des ménages qui se mettent collectivement à la préparation des gâteaux traditionnels.

Baklawa aux amandes - Ramadan 2011 © Photo Chezrequia.com

En fait, les femmes s’occupaient de la préparation des pâtisseries de l’Aïd en se rassemblant durant les soirées de ramadan dans une ambiance festive. De nos jours, de nouvelles options existent pour celles qui n’ont pas le temps de préparer et même celles qui ne maîtrisent pas l’art de faire les gâteaux traditionnels. Quel que soit leur motif, les Algériennes sont nombreuses à se libérer du diktat des fours à la veille de l’Aïd, recourant aux commerçants de sucreries traditionnelles. Si pour une partie de la société, dont les belles-mères, commander les gâteaux de l’Aïd est signe d’incapacité de la femme moderne et de la distance qu’elle prend par rapport à sa vie et obligation familiale, pour les femmes travailleuses et même celles au foyer ça serait la commande en elle-même qui est devenue une exigence et non pas la préparation, puisque si les femmes font leur commandes c’est qu’elles n’ont pas le temps. C’est le cas de Naïma, médecin et mère de deux enfants.

«En ces temps de canicule, j’ai plus d’une raison de ne pas m’approcher de la chaleur des fours. C’est déjà bien que je m’occupe de mon travail, mes deux enfants, les taches ménagères et la table du f’tour. Avant d’avoir mes enfants, je préparais mes gâteaux à la maison, mais depuis que j’ai eu mon premier enfant et que j’ai commencé le travail, j’en pouvais plus, il n’y a personne pour m’aider. Ce sont les pâtissières traditionnelles qui s’occupent de mes commandes», indique Naïma. Elle souligne toutefois que durant les autres saisons, quand elle a du temps libre, elle s’occupe de la confiserie.

Baklawa aux amandes - Ramadan 2011 © Photo Chezrequia.com

Par ailleurs, ce n’est pas seulement l’inconvénient du temps qui figure parmi les prétextes du choix de la commande, mais aussi l’aspect économique de cette option puisque «entre préparer ses gâteaux chez soi et les commander, cela revient presque au même en matière de coût, quand on prend en compte que la préparation des gâteaux demande de la concentration, de la patience et du temps», témoigne Lamia, femme au foyer la quarantaine. Elle poursuivra qu’en faisant les gâteaux à la maison on risque de les rater, alors qu’avec les commandes les professionnels assument leurs erreurs et nous n’avons pas à payer en cas d’échec de la recette.

Cependant, les femmes fidèles à leurs fourneaux estiment qu’il revient moins cher de faire ses cadeaux chez soi. De plus, «même si nous sommes dans l’ère des spécialisations ou chacun se limite à une seule profession, il demeure important tout de même que la femme mette sa touche pendant certaines occasions. Comme le cas de l’Aïd el-Fitr ou les gâteaux sont incontournables», estime Amina qui prépare elle-même les gâteaux. Par ailleurs, la tendance des commandes représente une aubaine florissante pour les femmes qui se sont spécialisées dans la préparation et la commercialisation de gâteaux traditionnels.

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