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OTAN: Des frappes aériennes continuent en Libye depuis ce matin

le 31 mars 2011 à 14:10 

«Jeudi matin à 6h00 GMT, l’Otan a pris les commandes des opérations aériennes internationales en Libye», a annoncé dans une déclaration le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen.

«L’alliance a tous les moyens en place pour conduire ses missions sous le chapeau de l’opération «Protecteur unifié» : l’embargo sur les armes, la zone d’exclusion aérienne, et les actions destinées à protéger les civils et les centres urbains», a-t-il affirmé.
L’Alliance atlantique, d’un centre régional de l’Otan à Naples au sud de l’Italie, a donc désormais la responsabilité des frappes en Libye jusque-là assumée par la coalition menée par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. C’est «en conformité avec le mandat donné par la résolution 1973 des Nations unies», que «l’Otan se concentre sur la protection des civils et des zones d’habitat civil contre des attaques», a souligné M. Rasmussen.

La Belgique, la France, le Canada, le Danemark et la Grande-Bretagne estiment que cette résolution leur donne le droit de continuer à cibler les forces libyennes du colonel Mouammar Kadhafi qui menaceraient les populations. D’autres pays, comme la Turquie et les Pays-Bas n’ont, en revanche, pas donné à leurs avions l’autorisation de participer à des frappes. Certains membres, notamment l’Allemagne et de petits pays alliés, sont totalement absents, par volonté politique ou par insuffisance de moyens, même s’ils contribuent aux états-majors permanents de l’Otan mis à contribution pour soutenir «Protecteur unifié».

L’Otan avait commencé à assumer le contrôle partiel des opérations hier mercredi «avec un décalage d’une journée sur ce qui était initialement prévu, dû à la grande complexité» du transfert, a indiqué un diplomate. Le transfert à l’Otan permettra aux Etats-Unis de se mettre en retrait, conformément aux vœux répétés du président Barack Obama, soucieux de ne pas trop impliquer son pays dans une autre expédition militaire coûteuse et lointaine, alors que l’Afghanistan réclame déjà toute son attention et que l’Irak n’est pas stabilisée. Les alliés européens de Washington pourront cependant compter sur les Américains pour leur fournir «à la demande» des moyens, notamment en matière de renseignement et de brouillage qui leur manquent, a expliqué le même diplomate.

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