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Pegah Ahangarani, nouveau visage des victimes de l’obscurantisme des mollahs

le 31 octobre 2013 à 14:55 

Pegah-Ahangarani-008En Iran rien de nouveau, les présidents se suivent et la censure reste. La condamnation à 18 mois de prison ferme de la réalisatrice et actrice Pegah Ahangarani vient effacer la dernière trace de maquillage qui restait sur le visage d’un régime obscurantiste qui n’a que faire des droits de l’homme et de la justice. Exprimer son opinion est illégal en Iran, tout du moins lorsque les propos ne sont pas outrageusement bienveillants à l’égard de la dictature religieuse.

La justice iranienne ne fait jamais dans le détail, à tel point que la justice devient injustice. Un nouveau cas emblématique est à l’œuvre sous nos yeux avec la condamnation en première instance de Pegah Ahangarani dont le seul crime est d’avoir tenu des « déclarations politiques et des interviews à des médias hostiles étrangers ». Il n’en faut pas plus pour que le régime sévisse. 18 mois de prison ferme c’est lourd surtout que le pays est censé s’ouvrir et se modérer depuis l’accession à la présidence de Hassan Rohani.

Derrière les mots, les maux restent

Si la sortie par la petite porte de Ahmadinejad et le succès électoral de Rohani avaient donné quelques espoirs aux Occidentaux, la nouvelle de la condamnation de l’artiste Pegah Ahangarani est un signe parmi d’autres que rien ne change dans le pays des mollahs. Ne pas être dans la droite ligne du régime vous expose aux pires ennuis et l’oppression de figures connues du grand public iranien sonne comme un avertissement pour tous ceux qui aspireraient à la liberté.

Le régime n’a jamais été tendre avec ses artistes et ce nouvel et triste épisode confirme malheureusement que la liberté d’opinion et d’expression devra attendre encore pour que les Iraniens puissent en profiter. Alors certes, l’actrice et réalisatrice est encore libre de ses mouvements dans l’attente d’un second jugement, mais le signal lancé par le régime est pour le moins inquiétant.

Si la communauté internationale ne met pas la pression sur le régime iranien alors il continuera sa politique destructrice et liberticide. Mettre Hassan Rohani et son gouvernement face à leurs contradictions est d’une impérieuse nécessité. Il en va de l’avenir de Pega Ahangarani, des grévistes de la faim qui nous interpellent sur le massacre au camp d’Achraf et de tout un pays plurimillénaire. Le régime ne veut ostensiblement pas changer, il serait incompréhensible de ne rien faire pour protéger une population qui souffre, mais qui peut difficilement se rebeller.

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