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Les médecins en faveur d’une évolution de la législation sur l’euthanasie

le 16 février 2013 à 8:38 

logo cnomLe Conseil nationale de l’Ordre des médecins (CNOM) s’est prononcé jeudi 14 février dernier en faveur d’une évolution de la législation française sur la fin de vie assistée.

Le CNOM préfère employer le terme « sédation terminale » plutôt que « euthanasie » mais le principe reste le même : aider un malade qui souffre et qui est en phase terminale à en terminer avec ses souffrances, l’aider à arriver à la fin de sa vie.

Le CNOM souhaiterait que la législation actuelle évolue plus en faveur de la « sédation terminale ». Il déclare ceci afin d’ « enrichir le débat public et accompagner la société dans son cheminement sur cette question ».

La question de l’euthanasie reste taboue en France, officiellement interdite, on estime environ 3 000 cas d’euthanasie par an. Pour le CNOM, la loi Leonetti de 2005, bien que répondant « au plus grand nombre de situations », n’ « offre aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en œuvre, restent incontrôlables ».

Ainsi, le Conseil préconise « une évolution de la législation sur la fin de vie en réponse à des situations exceptionnelles ». « Une sédation adaptée, profonde et terminale du patient doit pouvoir être délivrée par un collège médical, dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de saisine ». Cette recommandation du CNOM est une première dans le milieu médical.

L’Ordre des médecins considèrent également que le public n’est pas assez informé sur la sédation terminale, il faudrait donc « informer le public des dispositions de la loi concernant les directives anticipées et la personne de confiance ». Une demande de réaffirmation « de la clause de confiance des médecins » est également présente dans le rapport remis en octobre 2012 à M. Hollande sur la fin de vie en France du professeur Didier Sicard.

Un projet de loi à ce sujet sera soumis au parlement en juin. Il est à préciser que 56% des français se disent favorable à une sédation terminale dans le cas où ils se retrouveraient dans une situation insurmontable.

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