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Biologie Moléculaire : le premier « téléphone cellulaire »

le 17 septembre 2012 à 8:50 

Biologie Moléculaire : le premier « téléphone cellulaire »L’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, l’EPFZ, a réussi à mettre au point le premier « téléphone cellulaire », soit le premier émetteur-récepteur de signaux pour cellules, ce qui devrait avoir d’importantes application médicales à terme.

En modifiant certaines cellules, les chercheurs ont réussi à leur faire jouer le rôle d’émetteurs et de récepteurs pour un signal chimique bien particulier. La communication intercellulaire devrait permettre de ralentir voire de stopper l’évolution de certaines formations malignes.

C’est l’équipe du Docteur Martin Fussenegger et de Jörg Stelling (université de Bâle)à spécialiste en biosystèmes qui a réussi la prouesse scientifique de créer un système de communication intercellulaire programmable par l’homme.

L’homme pourra donc, à terme et si tout va bien, intervenir de l’extérieur sur les communications intercellulaires. Ces dernières fonctionnent via des « signaux chimiques ». Si des systèmes semblables avaient déjà été mis au point en utilisant des bactéries, c’est la première fois que des cellules de mammifères, beaucoup plus complexes, sont utilisées avec succès.

Les signaux sont sous la forme de « molécules » capables de transmettre une information donnée à la cellule visée. Ce système est utilisé, par exemple, par l’organisme pour signifier une inflammation ou pour réguler les hormones comme l’insuline.

Le principe est aussi simple que complexe : la cellule programmée produit une certaine molécule X qui contient, pour l’organisme, l’information Y. Quand la cellule réceptrice est « touchée » par la molécule (via des récepteurs spécifiques) alors celle-ci interprète l’information Y et agit selon ce pour quoi elle est programmée (production d’hormones, création de vaisseaux…)

Cette communication intercellulaire est connue depuis longtemps mais jusqu’à présent la médecine ne pouvait qu’être passive. Désormais, à terme, elle pourra être active et agir sur certains problèmes internes du corps humain via le même système utilisé par le corps humain pour s’autoréguler et s’auto réparer.

L’équipe des docteurs Fussenegger et Stelling vise, en premier lieu, la formation de vaisseaux alimentant une tumeur. Réussir à stopper la création de ces vaisseaux devrait permettre de stopper la croissance de la tumeur ou, tout au moins, la ralentir.

Mais nul ne doute que d’autres applications médicales seront possibles dans le futur.

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