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Médiator, Diane 35…et maintenant ?

le 21 mars 2013 à 9:48 

g_pharmacie2La confiance des Français envers leurs médicaments est fortement entamée avec les récents scandales pharmaceutiques. L’industrie du médicament a donc décidé de proposer un certain nombre de mesures pour offrir plus de transparence aux consommateurs.

Le 1er mai 2012, l’ANSM se substitue à l’AFSSAPS. Créée par la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire des médicaments et des produits de santé, cette agence a plus de pouvoirs que la précédente. Son objectif est d’assurer une plus grande transparence et de prendre plus de précaution vis à vis des médicaments dotés d’une autorisation de mise sur le marché.

Créé en 2011 à la suite de l’affaire du Médiator, le Comité de déontovigilance des entreprises du médicament (Codeem) est un organe de veille déontologique chargé d’émettre des recommandations en matière de pratiques responsables et adaptées à l’environnement de santé. Le Codeem sensibilise les entreprises du médicament qui peuvent le saisir pour avis.

Le premier bilan annuel du Codeem délivré le 1er mars montre les limites de son action. Celles-ci seraient dues au fait que les industriels du médicament n’aient pas encore appréhendé ce nouvel outil à leur service.

Yves Medina, le président du Codeem a déclaré que « le Codeem ne réussira sa mission que lorsque les 250 membres des entreprises du médicament (Leem) auront intégré son rôle… et ce n’est pas encore tout à fait le cas ». Jean-Bertrand Drummen, à la tête de la section Litiges & Sanction du Codeem, a ajouté que « la crédibilité-même du comité est corrélée à son pouvoir de sanction » et qu’au delà «  de la sanction, il est important de persuader les membres du Leem que la dimension éthique et déontologique est fondamentale ».

Message reçu par Hervé Gisserot, président du LEEM, qui regroupe près de 270 entreprises qui réalisent plus de 98% du chiffre d’affaires total du médicament en France, qui veut aller plus loin dans la transparence. Il a déclaré récemment, lors d’une conférence de presse sur l’activité du Codeem, qu’il était favorable à la création d’un « réseau de professionnels de santé sentinelles qui pourraient alerter le Codeem sur des dérives et des manquements constatés dans les pratiques de la visite médicale ».

En effet, les visiteurs médicaux, souvent au centre des critiques, doivent déjà respecter une Charte éthique professionnelle qui a été élaborée en 2005.  Elle vise à  mieux encadrer les pratiques commerciales et promotionnelles qui pourraient nuire à la qualité des soins.

Pour aller encore plus loin, le président du Leem, souhaite s’attaquer aux « soupçons de conflit entre l’activité promotionnelle des visiteurs médicaux, qui assurent la commercialisation des médicaments auprès des médecins » et leur « responsabilité en termes d’information et de pharmacovigilance ». Ceci afin de pouvoir revendiquer « un droit à la promotion accompagné d’une obligation d’information ».

Un groupe de travail sur la visite médicale a été réactivé pour préparer la révision de la Charte de la visite médicale, prévu en 2013, avec la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Autant de mesures qui cherchent à rétablir la confiance des citoyens dans l’industrie du médicament. Ce secteur qui emploie plus de 110 000 personnes en France.

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