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Adidas, Nike et Puma, des contrats à la hausse, des salaires à la baisse

le 1 février 2017 à 10:02 

Nike_photo de Le Blanc Photos-min

De la délocalisation encore et toujours, vers la Chine me direz-vous ? Non justement, étant toujours à la recherche de profits, les équipementiers comme Nike, Adidas, Puma quittent la Chine pour des pays plus pauvres comme le Cambodge, l’Indonésie ou le Viêtnam. Il s’agit de faire encore baisser le coût de la main d’œuvre, qui ne représente pourtant que moins de 2 % du coût de fabrication d’un maillot de sport.
Ce sont de gros contrats, que signent par exemple les fédérations comme celle du hand-ball français, encore une fois championne du monde. Ce n’est rien, comparé aux sommes qui transitent dans le monde du football. Beaucoup moins intéressant, les contrats que sont contraint d’accepter les ouvriers, qui travaillent pour ces équipementiers, et qui n’arrivent toujours pas à vivre de leurs salaires.
Selon le collectif Éthique sur l’étiquette, seul Adidas semble vouloir au moins tendre l’oreille. Les autres marques se murent dans des fins de non-recevoir, heureusement, le dialogue est enclenché avec Adidas.  » C’est la seule marque, qui a accepté parmi les trois que nous avons interpellées », explique Nayla Ajaltouni, la coordinatrice du collectif créé en 1995. Celle-ci agit en faveur, du respect des droits humains au travail dans le monde et de la reconnaissance du droit à l’information des consommateurs sur la qualité sociale de leurs achats.
Cependant, si l’équipementier du Mondial de hand-ball accorde une écoute minimum, pour la suite, il reste malheureusement à de simples déclarations vagues. « Adidas nous indique que dans plusieurs de ses usines les salaires sont bien au-dessus du salaire minimum. Nous attendons la société civile, les travailleurs, mais aussi les consommateurs que ces déclarations puissent être étayées de chiffres, de faits« , ajoute la coordinatrice.
En février 2016, la France s’est dotée d’une loi sur « le devoir de vigilance ». Cette loi doit permettre à un juge d’interpeller les grands groupes en cas d’atteinte, soit à des droits fondamentaux, ou à l’environnement. Elle devrait les obliger à s’expliquer clairement, ainsi que leurs filiales et leurs sous-traitants sur leurs pratiques, y compris salariales, en matière de fabrication.

Crédit photo : Le Blanc Photos

 

 

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