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Maroc – Algérie : L’équipe algérienne n’a pas le droit à l’erreur

le 4 juin 2011 à 12:44 

C’est la fin d’un long suspense et l’entame d’un nouvel épisode qui se déroulera sur la pelouse tapissée du grand stade de Marrakech.

La ville ocre désignée pour abriter le derby maghrébin ne cache pas sa fierté. Encore moins ses peurs. L’enjeu de ce soir, autant sportif que touristique, stresse le Royaume. Du petit peuple à sa majesté. Une défaite, l’élimination consommée, et le château (de cartes) s’écroulera. Pour les Verts de Benchikha, il ne s’agit pas d’un symbolique prestige à défendre. D’une suprématie à affirmer. Le rendez- vous d’aujourd’hui est, pour Ziani et consorts, une finale à gagner. Pour ne pas revivre le cauchemar d’un certain soir de juin 2007 quand le Sily National de Guinée a fauché le rêve de tout un peuple.

Il y a un an, presque jour pour jour, l’Algérie renouait avec la prestigieuse épreuve de la Fifa, la Coupe du monde et sa copie sud-africaine. C’était l’épopée, mal récompensée, d’une aventure née d’un échec, d’une déception d’un Groupe Algérie, mené en bateau par Cavalli et ses avatars. La page Saâdane, tristement tournée, au détour d’un faux pas, à Blida, face à la Taifa de Tanzanie, et les Algériens réapprenaient à ressentir l’angoisse d’un passé peu glorieux. Une page a été écrite. Une autre va l’être. Dès ce soir, avec la même armurerie, les mêmes soldats. Ou presque. Avec un «Général» en quête de galons qui affrontera un «ennemi» revanchard et qui ne cesse d’annoncer des «pertes précoces» parmi ses «chefs de guerre». El- Kentari, Carcela, El-Hamdaoui, Bassir, Benrabah et, probablement, Boussoufa manqueront dans l’échiquier du Lion du Rekem. Les Lions de l’Atlas ont peur de découvrir la mauvaise facette d’une histoire belge. L’invité du jour, l’Algérie, a bavé sous les ordres de Leekens et Waseige. Qui sait ?

Le choc fatal…

Le match de ce soir est une dure épreuve pour les deux équipes. Celles-ci jouent, sur le plan-technique, à cache-cache. Les messages ont un tout commun : tromper l’ennemi en l’abreuvant de fausses pistes. Les médias ne sont paradoxalement pas invités à ce débat à distance. C’est peut-être un nouveau mode (monde) de communication (voir encadré intitulé «De la communication fafieuse» en page 13). Lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et experts apprécieront. Gerets disait mardi, en moins d’un quart d’heure (le temps imparti à la conférence de presse des Marocains, mardi), que son équipe va attaquer. «C’est le seul moyen de vaincre», jurait l’ancien latéral gauche d’Anderlecht, du PSV Eindhoven et des Diables rouges. Son vis-à-vis, également ex-défenseur de couloir gauche à la JSEB, MCA, CRB, JSBM, Zarzis mais jamais de l’EN, assurait, brièvement à son arrivée à Marrakech, que «le Maghreb doit être représenté en coupe d’Afrique. Pourvu que le fair-play l’emporte». Du grand n’importe quoi en science de la… démagogie.

L’explication de ce soir n’a aucune… explication stratégique. Les jeux semblent faits. Alors faites vos jeux. A l’option (optique) du toutoffensif de Gerets, Benchikha avait (avant de partir à Murcie) répondu par «une victoire sinon rien. C’est une finale et celle-ci ne se joue pas mais se gagne». Son président, Mohamed Raouraoua, bien installé désormais dans la maison-Fifa, à Zurich, assurait, en manageur assermenté, qu’il faut faire attention à la… Tanzanie et à la Centrafrique. C’est la seule grande vérité que Gerets et Benchikha feignent d’occulter.

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A l’écoute de… Bangui

Le derby ne pouvait redouter un si mauvais complément en stress. Si les joueurs de la RCA l’emportent, Maroc-Algérie soufflera la braise d’Omdourman. Les deux équipes auront, tout compte fait, du mal à digérer les points gaspillés lors de l’ouverture de ces éliminatoires, en septembre 2010, quand Tanzaniens et Centrafricains sont allés décrocher le nul à Blida et Rabat. A 21h, au coup de sifflet initial de l’Ivoirien Noumandiez, les (mauvais) souvenirs remonteront à la surface. Ça sentira un «double zit» à la sauce centrafricaine tant les «illuminés» fauves des Bas-Oubangui restent, à l’instar des Taifa du Corse, Jules Accorsi, en bonne position pour supplanter les deux favoris du groupe. Cette éventualité, les deux sélectionneurs, Gerets et Benchikha, l’ont envisagée. Mais pour ne pas mettre davantage de pression sur leurs joueurs, ils ont préféré se consacrer à la préparation de leur duel direct. Les calculs ne servent à rien, surtout pas avant un saignant derby, Marocains et Algériens focalisent leur concentration sur le choc de ce soir. Le plein tarif est leur seul objectif, même si un nul ne les éloigne pas de la course au fameux sésame.

Stratèges et stratégies

Durant la dizaine de jours qui a précédé la bataille de ce soir, les deux teams se sont préparés. Chacun dans son camp et avec ses moyens du bord. Les Verts sont allés en Espagne pour mettre au point leur plan, tandis que les Lions de l’Atlas ont pris le soin de travailler à Marrakech où toutes les conditions sont réunies. Si pour les hommes de Benchikha, la peur de subir des pertes humaines avant le rendez- vous d’aujourd’hui était permanente, du côté marocain, l’infirmerie n’a pas désempli. Enfin si puisque, outre les blessés ayant déclaré forfait juste après que Gerets eut annoncé sa préliste (Carcela, El-Hamdaoui, El- Kentari), deux nouveaux cas (Benrabah et Bassir) se sont ajoutés à la longue liste des forfaits dès l’entame de la seconde phase du cycle préparatoire. Mardi, une nouvelle alerte s’est déclenchée dans le camp des Marocains. Mbarek Boussoufa, le «petit ourson russe» des Lions de l’Atlas a ressenti de vives douleurs au niveau de la jambe gauche. Les médecins de la sélection chérifienne ont vite fait de le prendre en charge en sollicitant l’avis d’un spécialiste parisien.

Jeudi, lors de l’avant-dernière séance organisée par Gerets, sur le terrain principal du grand stade de Marrakech, Boussoufa paraissait disposer de tous ses moyens. De quoi rassurer un staff marocain qui, par la voix de son premier responsable, crie «revanche». Comment ? «Nous jouerons l’offensive à outrance», disait le Lion du Rekem lors de sa seule conférence de presse durant le stage préparatoire. Son homologue algérien a aussi affiché les mêmes convictions, celles de jouer la carte de l’attaque. «Gagner est notre objectif», avait-il souvent dit avant d’aller préparer ses troupes à Murcie. A l’approche de l’explication de ce 4 juin, Benchikha a décrété le «Mute» au grand désappointement des médias, aussi bien Algériens que Marocains. Et c’est la seule véritable donne d’une stratégie de guerre qui ne dit pas son nom. Pour l’épreuve du terrain, les «spéculateurs» imaginent toutes sortes de scénarios. A Marrakech, le derby maghrébin ressemblera, à bien des égards, aux films dignes d’Alfred Hitchcock.

Pour suivre en direct le match, cliquez sur ce lien : Maroc – Algérie : le match en direct !

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