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On trouve de tout dans un contrat de footballeurs professionnels

le 7 décembre 2016 à 6:59 

On trouve de tout dans un contrat de footballeurs professionnels, y compris des clauses particulièrement surprenantes. C’est ce que révèlent les documents de ce que l’on appelle maintenant le Football Leaks. Le site Mediapart, et les autres médias européens de l’European Investigative Collaborations qui ont participé à l’enquête, nous livrent un florilège de ses étonnantes clauses.

A tout seigneur, tout honneur, Neymar et Cristiano Ronaldo ont ainsi droit à une prime de 50 000 dollars de la part de Panini s’ils signent quelque 600 autographes par an, et Xavi devant se contenter de 40 000 dollars. Pour Mario Balotelli, il est question d’une prime d’un million de livres, juste pour simplement bien se comporter sur un terrain. C’est-à-dire pas plus de trois exclusions durant la saison pour crachats ou autres comportements du même genre.

Beaucoup de ces clauses sont liées à des contrats publicitaires et prennent en compte différents paramètres qui se mélangent. Ainsi, lors de son passage au Betis Séville la saison passée, Rafael van der Vaart s’était quant à lui vu interdire dans son contrat le port de chaussures avec la moindre trace rouge, la couleur des rivaux du FC Séville. A Schalke 04, Matija Nastasic n’a pas le droit d’évoluer avec des chaussures d’une marque autre qu’Adidas, le sponsor du club, sauf si c’est pour raisons médicales. Vermaelen devait apprendre la langue catalane pour intégrer l’équipe.

Plus étonnante, est cette prime de match perdu d’Hugo Lloris. Il perçoit 7 000 livres par victoire de Tottenham, logique, mais il a tout de même droit à un bonus de 3 500 livres en cas de défaites des Spurs. Pour l’attaquant nigérian Larry Kayode, pas question de venir saoul à l’entraînement sinon le salaire est diminué de 30 %.

Plus triste, voire pathétique l’entraîneur italien Fabio Capello se fait allègrement rémunérer même dans les matchs de charité.

Rappelons, que Football Leaks, est d’ores et déjà la plus grande fuite de l’histoire du sport. Ce sont 18,6 millions de documents obtenus par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, et analysés par tous les journaux membres de l’EIC. On y retrouve fraudes, évasions fiscales, réseaux de prostitution, connexions mafieuses, exploitation de joueurs mineurs. Soixante journalistes, associés à huit informaticiens ont enquêté durant plus de six mois.

Pour notre part, on se surprend à rêver de nos contrats de travail, imaginons une prime juste parce que l’on se tient comme il faut. Une prime en cas de mauvais résultat et juste une réduction de salaire si on arrive bourré, bon ça suffit de rêver, au travail sinon, c’est…la porte !

Crédit photo : max-74

 

 

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