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Football – Algérie : Le nouveau sélectionneur sera connu début Juillet

le 12 juin 2011 à 12:32 

Alors que le premier responsable de l’instance fédérale annonçait vendredi que l’appel à candidatures lancé par la fédération a déjà porté ses premiers fruits dans la mesure où, révèle-t-il, «pour la seule journée d’aujourd’hui (vendredi, ndlr), nous avons reçu quatre ou cinq propositions», le site de la FAF annonçait, hier, le lancement de l’appel à candidature.

«La Fédération algérienne de football lance un appel à candidatures pour le recrutement d’un staff technique pour son équipe nationale A. Les dossiers de candidature des postulants comprenant CV, références et conditions doivent êtres adressés à l’adresse de la Fédération algérienne de football : chemin Ahmed-Ouaked, BP 39, Dely Ibrahim, Alger, ou par email : faffoot@yahoo.fr avant le 30 juin 2011». Qui croire ? Le président de la FAF ou le site officiel de la Fédération algérienne de football ? S’il est prouvé que la communication n’est pas le fort de la FAF, il faut, toutefois, faire remarquer que le recrutement d’un staff technique pour l’EN A dirigé par une «grosse pointure» est devenu une urgence. Et dans l’urgence, puisque la FAF a dans son communiqué d’hier fixé la date du 30 juin comme délai de rigueur pour la réception des candidatures, il est fort à craindre que l’on n’opte pas pour le meilleur profil, en tout cas pour celui qui conviendrait le mieux à notre sélection nationale. Le président de la FAF ne semble pas, à saisir ses mots, peser les conséquences d’un tel empressement. «Maintenant, il faut vite se rattraper. Il faut entamer un nouveau cycle, en coupant avec le passé. Ce nouveau cycle veut dire nouvelles méthodes de travail, nouveau staff et peut-être de nouvelles ressources humaines», déclarait-il.

Agir vite, pas dans la précipitation

Cette histoire nous rappelle étrangement un certain «appel à candidatures» lancé par la fédération portant sur le recrutement d’un DTN. A l’époque, le président de la fédération, Mohamed Raouraoua, avait déclaré qu’environ trois cents dossiers de candidatures sont parvenus à la FAF, laquelle structure allait les étudier et choisir «le meilleur» suivant des critères rigoureux de compétences, d’expérience et de palmarès. Avec les résultats que l’on connaît tous, à savoir que la fédération a fonctionné trois ans durant sans un véritable directeur technique national, mission finalement confiée à un local (Boualem Laroum) chargé auparavant de mener une expertise sur la formation des entraîneurs. Ce sont, donc, les mêmes exigences contenues dans le nouvel appel à candidatures, dédié au statut du sélectionneur national, publié dans le communiqué de la FAF d’hier. Plus terre à terre, Raouraoua donnait un aperçu de ce qui devait (pouvait) être le profil du prochain sélectionneur des Verts. «Nous voulons offrir à notre équipe nationale un staff technique de très haut niveau, dirigé par un vrai coach, capable de prendre ce puzzle (joueurs), le monter, afin d’en faire une machine à gagner», avait-il souligné dans son intervention radiophonique. Le futur sélectionneur, qui devrait prendre ses fonctions le 10 août prochain, date Fifa, qui sera probablement ponctuée par une confrontation amicale contre la Tunisie, probablement en Italie (pour faire plaisir aux joueurs émigrés et bien entendu le prochain sélectionneur étranger), doit satisfaire à des références liées à son «gros palmarès et posséder les capacités d’offrir à notre équipe nationale une préparation optimale et de qualité».

Des «noms» et des «non»

Mohamed Raouraoua, qui pense que «la réalité du football en Afrique a changé», en témoignent les parcours chaotiques de certaines grosses cylindrées africaines, à l’instar de l’Egypte, du Cameroun ou du Nigeria, malmenées durant ces éliminatoires de la CAN-2012 par des sélections sans passé marquant dans les compétitions continentales, à l’image du Botswana, du Niger, de la Sierra Leone, ou encore de la Centrafrique, dresse un cruel constat qui, malheureusement, ne date pas d’aujourd’hui. «Il y a un nivellement du football africain qui se fait», a-t-il confié, oubliant de concéder cette vérité à l’histoire. L’évolution (révolution) a commencé bien plus tôt que le tournoi qualificatif à la CAN-2012. Les coups d’éclat du Malawi lors de la phase finale d’Angola-2010 annonçaient l’arrivée, parmi le giron des grands, d’outsiders sérieux à même de faire tomber bien de mythes. Fautil, par ailleurs, occulter la «grosse performance» de l’EN algérienne (incapable d’assister à deux CAN de suite, 2006 et 2008) contre l’Egypte, lors des éliminatoires de la CAN-Mondial 2010, ou encore son exploit, à Cabinda, devant la Côte d’Ivoire ? Raouraoua, qui semble plutôt branché sur des dossiers «plus importants» au sein des instances régionale, continentale et internationale, doit savoir que le football n’est pas une science exacte et que la réalité du jour est démentie par une nouvelle, plus dure, le lendemain. Confier l’examen d’éventuelles candidatures à des personnalités sportives nationales (c’est à ce titre que Mecherara, Fergani, Tasfaout et Ali Attoui ont été choisis comme membres du BF), c’est faire preuve d’indigence en termes de visibilité et de perspectives pour repositionner l’EN dans le concert international et accélérer la relance du football national.

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