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Barça – Manchester : « Un diable dans l’équipe ! »

le 29 mai 2011 à 15:15 

Deux ans après l’apothéose de Rome, qui a vécu le triomphe du Barça sur MU (2 à 0), les deux clubs se sont retrouvés hier, au New Wembley de Londres.

Il s’agissait de la 56e finale de la Ligue des Champions européenne pour un remake empreint de revanche pour les Mancuniens et de confirmation pour les Catalans. Avant le coup d’envoi, certains avaient des appréhensions quant à la qualité de cette finale entre deux géants, car souvent l’enjeu prenait le pas sur le jeu. Mais, entre les deux équipes européennes les plus fidèles à leur philosophie, soit les plus joueuses, le risque était moindre. Et quand vous avez un Lionel Messi, un véritable diable dans une boîte, il ne faut pas trop vous tracasser, vu qu’à n’importe quel moment du match, le malheur peut frapper l’adversaire, comme ce fut le cas à Rome deux ans plus tôt.

Ce soir-là, le grand gardien Edwin Van der Sar et ses 1,97 m fut lobé par un nain de 1,69 m à la détente époustouflante, pour ce qui restera l’une des scènes les plus fascinantes de l’histoire des finales de la Coupe aux grandes oreilles. «Si l’on se réfère à ce but, c’est un truc carrément impensable, non ? Qui aurait parié que je marque comme ça au milieu de ces deux défenseurs centraux ? Personne ! Pourtant, c’est arrivé.

C’est ça, le foot. Il y a plein de petites choses imprévisibles», racontait Messi, la veille de cette première finale qui a accueilli le temple du football londonien dans ses nouveaux habits. Et comme il y a deux ans, c’est le même diable qui débloque la situation lorsque les deux équipes sont à égalité. Les Blaugrana sont déchaînés en ce début de seconde mi-temps, et c’est au moment le plus fort de la domination des Blaugrana, que Messi choisit de sortir de sa boîte pour frapper et donner le coup fatal. Cette fois, c’est à ras de terre que le géant Van der Sar est battu en guise de cadeau pour ses adieux au football, à quarante ans. Après la lévitation du ciel romain, voici la frappe ingénieuse du mythique Wembley qui confirme la suprématie du Barça avant que David Villa, l’autre de la bande des lutins, qui incarnent le football le plus total, n’enfonce le clou une fois pour toutes.

Le Manchester de Sir Alex Ferguson est alors baladé devant 220 millions de téléspectateurs et avec une possession de balle de 67% au point de faire dire au technicien écossais, dont la caméra n’a pas raté les mains tremblantes : «Personne ne nous a donné une telle raclée !» Un aveu de taille et une reconnaissance devant plus fort. Devant le FC Barcelone qui décroche sa quatrième couronne, la troisième en cinq ans, en ayant en son sein dix joueurs formés au club : Iniesta, Busquets, Pedro, Xavi, Piqué, Valdes, Puyol, Bojan, Jeffren et bien évidemment Messi. Ce dernier, déjà deux fois Ballon d’Or a été tout bonnement élu meilleur joueur de cette finale, au moment où, dans un geste hautement significatif, le capitanat a été donné à Eric ‘’Bilal’’ Abidal, le miraculé et le joueur préféré du public, pour brandir le trophée dans le ciel londonien.

Le club catalan, au budget faramineux (420 millions d’euros), au nombre impressionnant de clubs de supporters (1 419 à travers le monde), à la forte connotation identitaire et culturelle, à la gestion particulière (le conseil d’administration est élu par les 173 000 membres associés – socios – qui paient une cotisation annuelle, au plus grand stade d’Europe (99 000 places) et au nombre incalculable de records (en 2009, le Barça a gagné tous les titres mis en jeu, soit six) et de trophées, termine la saison avec panache. Quant à Messi, la puce (la Pulga), il reste le roi du rectangle vert, le génie qui fait la différence, le messie du football moderne. Celui qui ne tremble pas avant le match, celui qui n’a d’yeux que pour le ballon, que pour le jeu. Jouer, jouer et jouer, c’est Messi, c’est Barcelone.

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