Économie

Bruxelles révise ses prévisions de croissance pour 2026 de 1,2% à 0,9% : les trois plus grandes économies de la région supporteront le plus lourd fardeau

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Publié par Matthieu Delpont

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Rapport de Link Securities

La Commission européenne (CE), dans son rapport économique du printemps 2026, a révisé à la baisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour l’Union européenne (UE) et la zone euro, invoquant les pressions inflationnistes résultant du conflit au Moyen-Orient. Ainsi, la CE a réduit ses prévisions de croissance pour l’économie de l’UE pour 2026 de 1,4% à 1,1%, et pour l’économie de la zone euro de 0,9% contre 1,2%, ainsi que de 1,2% contre 1,4% en 2027avertissant qu’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pourrait même réduire de moitié ces nouvelles projections. Les trois plus grandes économies de la zone euro supportent le fardeau le plus lourd. L’Allemagne devrait connaître une croissance de seulement 0,6 %, contre 1,2 % estimé en novembre, tandis que la France devrait connaître une croissance de 0,8 % et l’Italie de 0,5 %. L’Espagne fera preuve d’une plus grande résilience avec une croissance estimée à 2,4 % en 2026 (contre 2,5 % auparavant) et 1,9 % en 2027 (contre 1,8 %).

La CE s’attend désormais à ce que l’inflation dans l’UE s’élève à 3,1 % en 2026un point de pourcentage au-dessus de l’estimation d’automne. Pour la zone euro, il prévoit désormais que l’inflation s’établira à 3,0 % pour 2026, en hausse par rapport à l’estimation précédente de 1,9 %, avant de tomber à 2,3 % en 2027, un taux également révisé à la hausse par rapport à 2,0 %.

À cet égard, il convient de noter que le commissaire européen chargé de l’économie, Dombrovskis, a déclaré qu’il ne voyait aucune solution évidente en vue au blocage du détroit d’Ormuz. En outre, il a souligné que le pire scénario réduirait de moitié les prévisions de croissance déjà révisées à la baisse de la CE et ferait grimper l’inflation de manière significative.