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Banque Pasche, RBC : nécessaire consolidation des banquiers privés

le 15 septembre 2015 à 0:28 

BanquePascheLes résultats des gérants de fortunes sont globalement positifs avec, à la fois, une reprise de la croissance et une augmentation des actifs sous gestion. Cependant, la hausse des coûts de gestion, sous la pression réglementaire et législative, reste un sérieux défi pour les banquiers privés. Cela se traduit par une augmentation en taille des sociétés de gestions de fortunes, mais avec entre contrepartie des rendements stables ou en déclin.

La dernière étude du cabinet Scorpio fait état d’une progression de 3,4% des actifs sous gestion et d’une croissance des profits de 3,3% en 2014. Le ratio coûts-revenus s’est par contre détérioré de 0,9% à 84,4% l’année dernière. « Le secteur fait toujours face à une pression au niveau des coûts face aux recettes. Certains établissements ne progressent pas assez vite et leurs taux de croissance ralentissent », estimait ainsi Sebastian Dovey, Managing Partner chez Scorpio.

Si les stratégies divergent pour faire face aux bouleversements réglementaires que le secteur a vécus ces dernières années, on observe tout de même un mouvement de concentration du marché de la banque privée. Même en Suisse, qui maintient son leadership mondial dans les activités de gestion de fortune et de patrimoine, les acteurs traditionnels n’échappent pas à une nécessaire consolidation comme la Banque genevoise Pasche, convoitée de toute part, ou la banque privée suisse de Royal Bank of Canada rachetée par le groupe bancaire SYZ.

Yves Stein, CEO de KBL, groupe européen de banques privées, résumait dans une interview pour un journal belge les enjeux pour son secteur d’activité: « Aujourd’hui, les exigences des régulateurs sont tellement importantes et les investissements nécessaires en technologie sont devenus d’une telle ampleur que l’on ne peut plus envisager ce métier sans une taille critique d’au moins 5 milliards d’euros d’actifs sous gestion ou en dépôt. Compte tenu de toutes ces exigences, il devient impensable de pouvoir fonctionner sans un staff de minimum 60 personnes ».

Malgré tout, la gestion de fortune reste l’une des activités les plus rentables pour les établissements bancaires, et ce, d’autant plus dans un contexte d’après-criseles investisseurs recherchent la sécurité et la fiabilité des placements au sein d’institutions bancaires privées européennes.

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