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Tunisie. Des batiments publics incendiés par des groupes salafistes

le 27 mai 2012 à 1:32 

Des troubles sociaux ont éclaté dans différentes régions de la Tunisie où des attaques ont été enregistrées contre des établissements publics notamment par les salafistes en dépit de l’état d’urgence en vigueur dans le pays.

Selon des sources sécuritaires, des groupes de salafistes ont attaqué, samedi matin, le siège du district de la sécurité nationale de Jendouba avec des pierres et des cocktails molotov. Les forces de l’ordre ont du faire usage de gaz lacrymogènes pour protéger le bâtiment et disperser ces groupes qui ont mis le feu au bureau de la police judiciaire.

Armés de matraques et de sabres, ces groupes qui scandaient des slogans appelant au Djihad, se sont dirigés ensuite au centre-ville, mettant le feu et pillant des bars et des points de vente de boissons alcoolisées, a ajouté la même source.

Suite à ces incidents, plusieurs unités des forces de l’ordre se sont déployées à Jendouba pour empêcher ces groupes de s’attaquer aux magasins et hôtels de la ville, alors que l’armée nationale a renforcé sa présence autour des bâtiments publics.

Le président tunisien Moncef Marzouki avait condamné auparavant “les groupes qui se sont autoproclamés porte-parole de la religion et de la nation” tout en exprimant son rejet du recours à la violence pour imposer des choix idéologiques.

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Cette recrudescence de violence a été par ailleurs soulevée à l’Assemblée constituante par les groupes parlementaires qui ont mis en garde contre les retombées de cette dégradation sécuritaire sur la stabilité du pays appelant le gouvernement à enquêter sur “les financements internes et externes” des mouvements salafistes et extrémistes en Tunisie.

Par ailleurs, la ville de Sidi Bouzid était samedi le théâtre d’échauffourées entre jeunes salafistes et des vendeurs de boissons alcoolisées qui ont dégénéré en violences et actes de destruction. Des voix des salafistes se sont élevées ces derniers temps en Tunisie pour “l’application de la loi islamique”. Des milliers de salafistes venus de différentes régions se sont rassemblés dimanche matin à Kairouan pour exprimer leur soutien à la Charia.

Le ministre de la justice tunisien M. Noureddine Bhiri avait monté le ton contre les mouvements salafistes qui ont, a-t-il dit “dépassé les lignes rouges et seront punis”.

Le gouvernement tunisien avait affirmé que son dispositif de sécurité “fera face” à tous ceux qui menacent la sécurité du pays et qu’il “appliquera la loi” contre tous ceux qui portent atteinte à l’unité du pays.

Le ministre tunisien de l’intérieur a qualifié les menaces contre certains citoyens et personnalités politiques “de graves” et qui “ne servent ni les intérêts de l’économie et du tourisme ni les investissements étrangers”. Les observateurs ont, par ailleurs, “exprimé leur crainte de voir ces agissements se reproduire” dans les autres villes touristiques à l’instar de Sousse, Hammamet, Djerba, Monastir, Nabeul et Taberka au moment où le gouvernement tunisien provisoire s’atèle à mettre en place les plans visant à sauver la prochaine saison touristique. Les agressions des groupes salafistes en Tunisie ont suscité l’indignation des formations politiques qui ont appelé à “faire face” aux agissements des extrémistes qui “portent atteinte” aux libertés fondamentales individuelles et collectives.

Les partis politiques tunisiens ont en outre dénoncé “l’ingérence” de certains extrémistes dans la vie des citoyens et appelé la société civile et les parties concernées à “faire preuve de vigilance” pour faire face aux violations des libertés qui “menacent” l’équilibre de la société et la stabilité du pays. Les autorités locales et les pouvoirs publics ont appelé à “faire face” aux auteurs de ces agissements qui “piétinent sans arrêt les fondements de la coexistence civique”.

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2 Réponses à “Tunisie. Des batiments publics incendiés par des groupes salafistes”

  1. bbbi 27 mai 2012 01:55

    Ont-ils vraiment lu le coran ? Ou savent-ils lire ? Ou bien sont-ils a la solde de force obscur en instrumentalisant la religion ? Ont ils perdu la raison ? Qu’ont punisse les criminels quels qui soit !

    “Si ton Seigneur l’avait voulu, tous les habitants de la terre sans exception auraient la foi.
    Est-ce donc à toi de contraindre les gens jusqu’à ce qu’il deviennent croyants ??
    Il n’appartient nullement à une âme de croire si ce n’est avec la permission d’Allah [dieu l’unique]. Et Il couvrira d’ignominies ceux qui ne raisonnent pas.” Sourate 10 verset 99/100.

  2. Lappel Républicain 27 mai 2012 00:02

    Violences à Jendouba : la liberté n’est pas l’anarchie ; le droit inaliénable de contester ne donne pas droit à la violence et à la destruction des biens

    Le parti l’’Appel Républicain, حزب الندى الجمهوري. -PAR- demande l’application de la loi de la république à l’encontre des auteurs de toutes destructions ou attaques de biens publiques ou privés quels qu’en soient les raisons et les justificatifs.
    Le droit inaliénable de tous les tunisiens de contester ou de manifester ne donne pas droit à la violence et à la destruction des biens d’autres tunisiens.
    La « loi de la jungle » et les « démonstrations de muscle » n’ont rien à voir avec la spiritualité et les messages de l’islam dont certains se réclament.
    Parallèlement à l’application de la loi, Le PAR invite les autorités à la nécessaire écoute des doléances citoyennes et à utiliser tous les moyens pédagogiques et de médiation face à tous conflits naissants locaux en vue de trouver des solutions sereines à toutes les problématiques et ce avec la participation des représentants et référents locaux.
    Par ailleurs, le parti l’Appel Républicain refuse les stigmatisations, la manipulation de la religion et du sacré ainsi que l’utilisation du terme « salafiste » pour désigner systématiquement l’intolérance ou la violence.
    Parallèlement, il rappelle aux tenants sincères du dogme de respecter les lois de la république et de s’assurer de l’absence de toutes formes de manipulation dans leur rang planifié par les tenants de la contre-révolution.
    Pour les contre-révolutionnaires de tous bords qui entravent le fonctionnement des institutions, la récréation est terminée comme l’a signalé le ministre de la justice, Noureddine B’hiri.
    Le dialogue mène toujours à des solutions.
    La violence verbale appelle la violence verbale.
    Les extrêmes appellent les extrêmes.
    Les bâtons appellent la politique du bâton. Les tunisiens le refusent et privilégie le respect de la loi par chacun. Elle le sera.
    Pour le PAR. Rafaat Mrad Dali

    Le parti l’’Appel Républicain, حزب الندى الجمهوري. P.A.R « Le Parti des Valeurs au cœur de toutes les Actions et Réformes »
    Observatoire vigilant de propositions et d’alertes contre toutes voies ou dérives antidémocratiques d’où qu’elles viennent..

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