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Brexit : une étude gouvernementale confirme les impacts négatifs

le 1 février 2018 à 11:49 

Jusqu’ici, l’impact économique de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, avait été réfléchi par des enquêtes d’économistes et des instituts de recherche privée. Officiellement, les études gouvernementales d’impact économique de la sortie de l’Union européenne, n’existaient pas. Le site “BuzzFeed”, prétend le contraire, et publie les conclusions de ces études. Elles ne sont pas très optimistes pour le pays.

Petit retour en arrière, durant l’été le ministre chargé du Brexit, David Davis, a assuré que le gouvernement avait évidemment fait des études « extrêmement détaillées » sur les conséquences du Brexit. Il s’agit de montrer, que le gouvernement maîtrise la situation, et sait ce qu’il fait. Cependant, ces études n’ont pas été publiées. En décembre, grande surprise, il revient sur ces affirmations et assure avoir été mal compris. Il affirme, que ces études n’ont pas été réalisées.

Ce sont justement, ces études qui ont fuité sur “Buzzfeed” et l’on comprend pourquoi le gouvernement britannique n’était pas très enclin à les divulguer. Ces études, réalisées par des fonctionnaires de plusieurs ministères, concluent et surtout confirment que, quel que soit le scénario final du Brexit, l’économie au Royaume-Uni souffrira.

En soi, il ne s’agit pas d’une surprise, mais cette fois il sera plus difficile pour les “excités” du Brexit, au sujet de ces résultats d’experts qui travaillent pour le gouvernement, d’évoquer un parti-pris, du pessimisme ou même de l’incompétence, comme ils le font chaque fois pour rejeter les travaux qui ne les arrangent pas.

Concernant, le contenu de cette analyse, trois scénarios les plus probables ont été analysés. Un accord de libre-échange et la croissance britannique subiraient un ralentissement de 5 % au cours des quinze prochaines années, par rapport aux prévisions actuelles. Une sortie sans accord, ce qui aboutirait à une croissance réduite de 8 % sur la même période. Enfin, l’hypothèse la plus optimiste, prône un accord, qui implique le maintien de l’accès au marché unique avec une participation à l’Espace économique européen (EEA) sur le modèle norvégien, ce qui entraînerait quand même une réduction de 2 % de la croissance.

L’ensemble de l’économie, serait touché, et aucune région ne serait épargnée. Ce sont les régions les plus défavorisées du Royaume-Uni comme le Nord-est, les West Midlands (centre de l’Angleterre) et l’Irlande du Nord, qui seraient, le plus touché. Même, le statut de Londres comme centre financier mondial pourrait être sérieusement écorné.

Cependant, certains partisans du Brexit ne désarment pas, ce qui fait dire par exemple à Duncan-Smith, ancien ministre conservateur, “en fait, aucun de nous ne sait comment tout cela va finir”. Un bel aveu d’incompétence, car c’est justement tout cela que l’on reproche aux partisans du Brexit. 

Crédit photo : Cri1406

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