Le gouvernement japonais incite les travailleurs à "baisser le pied" - Donne Ton Avis
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Le gouvernement japonais incite les travailleurs à « baisser le pied »

le 3 janvier 2017 à 15:19 

Chaque pays a ses problèmes bien spécifiques, et pour sa part, le Japon est confronté à ce que l’on appelle le « burn-out ». Ce type de surmenage fait des ravages dans ce pays, où il est toujours question de travailler plus. L’urgence sanitaire et économique est telle, que le gouvernement nippon a lancé une nouvelle campagne.
Cette campagne vise à inciter les salariés et les fonctionnaires à quitter leur poste à 15 heures le dernier vendredi de chaque mois. Cette opération, a été appelée « Premium Friday », elle devrait débuter le 24 février prochain. Particularité qui peut largement nous surprendre, le Medef nippon qui se nomme Keidanren, est partie prenante de cette initiative.
Il faut dire, que l’heure est grave et que le phénomène requiert un large consensus. C’est devenu une question de santé publique. Le pays du soleil levant connaît un nombre particulièrement important de « burn-out », qui s’avère parfois fatal. Le phénomène a même un nom, « karochi », il fait des centaines de morts chaque année. Une étude gouvernementale dévoilée en octobre dernier, n’a fait que confirmer les chiffres. Elle a précisé qu’un travailleur sur cinq, est menacé de mort par surmenage. 21,3 % des travailleurs nippons travaillent plus de 49 heures par semaine, contre 16,4 % aux Etats-Unis et 10 % en France. En 2013, les Japonais avaient travaillé 300 heures de plus que les Français.
Pour tout dire, il n’y a pas que des raisons de simples prises en compte de situation humaine qui est en jeu. Plus matérialistes et calculateurs, les économistes nippons ont noté que passer moins de temps au travail, signifient plus de temps libre et donc plus d’occasions de consommer. La dépense privée est poussive au Japon, alors qu’elle compte pour 60,9 % du PIB. Le « Premium Friday » comme l’ensemble de ces mesures, a aussi vocation à la stimuler.
Ce n’est d’ailleurs pas la première mesure que prend le gouvernement pour tenter d’enrayer le phénomène. On a déjà récompensé les entreprises qui fixent un nombre minimum d’heures de repos entre deux journées de travail et supprimer le paiement des heures supplémentaires pour les cadres.
Nous sommes encore loin de la création d’un « ministère du temps libre ».
Crédit photo : Annie Guilloret

 

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