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Les difficiles discussions post-Brexit entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis

le 4 février 2020 à 3:47 

On sait ce que l’on perd, on sait parfois moins bien ce que l’on gagne. En quittant le carcan de l’UE avec le Brexit, les Britanniques doivent et peuvent avoir de nouveaux contacts et échanges commerciaux. Boris Johnson, a largement mis en avant la future fructueuse collaboration avec les Etats-Unis. Comme souvent derrière les sourires et les poignées de main de façade, les coulisses sont un peu moins roses. C’est pour cela, que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, arrive à Londres. A lui de nettoyer le terrain, ce qui veut dire aplanir les divergences et elles sont nombreuses.

On a beau être 2 alliées historiques, cela n’empêche pas les points de friction qui existent, surtout en matière économique. Si les Anglais ne vont plus être confrontés aux impératifs de l’Europe, ils vont devoir négocier pas à pas avec des partenaires pas toujours enclins à leur faciliter les choses. De fait, entre eux et les Etats-Unis, c’est l’heure d’aborder les sujets qui fâchent, pour asseoir une réelle coopération. On se rappelle que le président des Etats-Unis Donald Trump, a largement fait connaître son soutien au Brexit mis en œuvre par le chef de gouvernement conservateur. Il était question alors, d’un d’accord commercial bilatéral “énorme” et “magnifique”. Reste à savoir, si le but était vraiment d’aider et de commercer avec la Grande-Bretagne, ou surtout d’affaiblir l’UE.

L’exemple type des difficultés entre les 2 pays, concerne le groupe Télécom chinois Huawei. On sait, qu’il est devenu la bête noire des Américains et pourtant, le groupe chinois a obtenu l’accord du Royaume-Uni à une participation du groupe Télécom chinois Huawei à son réseau 5G. En cela, les Britanniques ont ignoré les pressions de Washington sur les risques d’espionnage. Les Britanniques expliquent, qu’ils ont autorisé Huawei que dans les infrastructures non-stratégiques, comme les antennes-relais. Le groupe ne pourra pas prendre part au “cœur” du réseau, notamment les serveurs où transitent les données des utilisateurs, ni être présent dans des zones géographiques sensibles, comme les bases militaires. En gros, on est assez grand, pour savoir ce que l’on doit faire ou pas.

Il en est de même, pour d’autres sujets, comme par exemple, le projet britannique de taxe sur les géants du numérique. C’est également un projet que l’Europe a aussi, mais que Donald Trump combat vigoureusement pour se faire bien voir du côté de la Silicon Valley, quelques mois avant les élections. On retrouve aussi, des divergences sur le dossier nucléaire iranien et bien d’autres encore.

Evidemment, négocier ne veut pas dire trouver un accord immédiat, et surtout toujours à son avantage, surtout face un plus puissant que soi. Cela que ce soit en dedans ou en dehors de l’UE.

Crédit photo : Parcelsto India

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