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Médecine : la France cherche des généralistes désespérément

le 6 décembre 2018 à 4:58 

La France, compte de moins en moins de médecins généralistes. Cette réalité, a de plus en plus d’impact sur notre santé au quotidien. Depuis 2010, la France a perdu 6,8 % de ses généralistes. Les prévisions et les projections indiquent, que cette tendance n’est pas près de se résorber. Il faut prendre acte de ce changement, car il faudrait un vrai effort pour renverser le processus.

Ce manque de généralistes est un cruel constat, car globalement, le nombre de médecins augmente. Avec 217 107 inscrits au tableau de l’Ordre, le nombre de médecins actifs affiche une hausse de 0,5 % sur un an. Il vient même de battre son précédent record établi en 2010. Tous les autres chiffres dénotent au minimum une stabilité. On retrouve 17 373 praticiens recensés en cumul emploi-retraite, soit 3,1 % de plus que début 2017. Les 198 081 médecins libéraux et salariés en “activité régulière” constituent un maintien quasi-parfait avec +0,1 %. Le nombre de spécialistes augmente de manière significative avec +0,4 %, soit 85 647 et celui des chirurgiens encore plus avec +0,8 %, soit 24 632.

C’est donc dans cette bonne santé apparente, qu’à contrario le nombre de généralistes est de nouveau en recul avec -0,4 %, soit 87 801. Cela entraîne fatalement les inégalités territoriales, déjà existantes et accentue la désertification médicale. Le rapport indique, “la tendance à la baisse de la densité médicale observée depuis 2010 se confirme, le nombre de praticiens en activité ayant stagné tandis que la population n’a cessé d’augmenter. Les dynamiques sont toutefois très contrastées d’un département à l’autre et la variation des effectifs confirme le découpage de la France en deux : d’une part, le littoral Atlantique, le sud-est et la plupart des départements disposant d’un CHU ; d’autre part, “une diagonale de l’intérieur, du sud-ouest au nord-est de l’Hexagone“.

Le classement établi, met donc Paris en tête avec 687,1 médecins pour 100 000 habitants. Il devance largement le Rhône (396,9) et les Bouches-du-Rhône (379,6). En métropole, tout en bas de l’échelle, on retrouve la Mayenne (167,3), l’Ain (162,4) et l’Eure (154,3).

D’autres évolutions de la profession sont mises en évidence, notamment la part croissante du salariat (47 %) au détriment de l’exercice libéral (42 %) ou mixte (11 %). On notera aussi la féminisation du corps médical avec 47 % des inscrits en “activité régulière”.

Faute de politique volontariste, le diagnostic est sans appel, les projections du rapport pour 2025 ne prévoient pas de changement de cap. Il table sur un maintien d’une baisse aussi sensible du côté des généralistes et une augmentation de 3,2 % des spécialistes et des chirurgiens.

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