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La place de l’industrie française se réduit dans l’économie du pays

le 9 décembre 2017 à 8:13 

La dernière étude de la direction générale des entreprises vient, une nouvelle fois confirmer le déclin de la place de l’industrie française dans l’économie du pays. Cette désindustrialisation, a fait réagir le gouvernement, qui vient de multiplier les annonces en faveur d’une industrie, de plus en plus dépendante des aides publiques. La question se pose donc de plus en plus crûment, doit-on continuer à enrayer un processus qui apparaît de plus en plus inéluctable ?
La désindustrialisation se poursuit en France, et ce déclin industriel français ne date pas d’hier, malgré quelques courtes périodes de reprise. Les derniers chiffres du ministère de l’Économie, sont particulièrement évocateurs et confirment la dégradation de ce secteur. Entre 2000 et 2016, le poids de l’industrie, c’est-à-dire l’industrie manufacturière, les industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution, dans l’économie française est passé de 16,5 % à 12,5 % du produit intérieur brut.
Cette situation se retrouve au niveau des échanges commerciaux, qui ne brillent pas plus au niveau des résultats. Depuis 2010, le solde commercial du secteur industriel est toujours négatif. En 2016, le déficit s’élevait à 44,5 milliards d’euros contre 36,8 milliards d’euros l’année précédente. Les principaux partenaires commerciaux de la France, se situent en Europe et en Asie.
Face à cette situation, le gouvernement d’Édouard Philippe affiche comme ses prédécesseurs, une politique volontariste, et il a annoncé à la fin du mois de novembre dernier la mise en place d’un conseil national de l’industrie. Il a aussi clairement déclaré, “on ne va pas lâcher notre industrie. Une France sans usine n’est pas une option pour répondre aux défis posés”. Il s’agit pour l’exécutif, d’orienter une nouvelle politique industrielle “vers l’innovation et la montée en gamme”. Il a également annoncé la création d’un fond pour l’innovation et l’industrie du futur.
Comme souvent, dans ces cas-là, on a nommé un spécialiste détaché spécialement pour. Ce sera un “délégué interministériel aux restructurations d’entreprises” chargé d’épauler le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Ce délégué interministériel, devra trouver la solution miraculeuse en se mettant en position “d’animer, de coordonner et d’optimiser l’accompagnement par L’État des restructurations d’entreprises, et notamment des entreprises industrielles.” Il soutiendra les commissaires au redressement productif, mis en place par Arnaud Montebourg en 2012.
Il faut noter, que les difficultés françaises en matière de désindustrialisation, si elles ne sont pas nouvelles, elles ne sont pas non plus isolées dans le contexte européen. Nos voisins comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie, sont confrontés à des degrés divers aux mêmes problèmes.
On continue donc, malgré une tendance générale défavorable des chiffres montrant des résultats décevants, à ramer contre un déclin industriel, qui semble toujours plus ancré dans l’économie française. S’agit-il de mettre en place des solutions viables et auxquelles on croit vraiment, ou juste de dépenser de l’argent pour retarder les choses en attendant…quoi en fait ?
Crédit photo : Mathilde Guillemot
 
 

 

 

 

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